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Archives pour 03/2009

Sommes-nous une génération le cul entre deux chaises ?

par alf 30/03/2009

L’alcool et la fête ont au moins cette vertu que la descente, entre 4h et 7h du matin, génère inévitablement de grands débats existentiels.

Quatre, tous proches, mais pour autant vivant des situations différentes. On travaille tous, depuis plus ou moins longtemps, mais certains ont des horaires de bureau, d’autres, des horaires à la con (restauration). Certains sont casés depuis plusieurs années, d’autres célibataires perpétuels, avec les différentes déclinaisons entre ces deux cas. Locataires, propriétaires, mais dans tous les cas pas encore 30 ans. Et tous le même constat, nos vies sont trop monotones, trop tracées, avec des rêves qui s’effacent.

Ni malheureux, ni vraiment heureux, on abandonne l’enfance avec une vie d’adulte moins prévisible que celles de nos parents et pour autant sans surprise. Nous savons que ca ne pourra qu’être pire autour de nous alors nous essayons de nous tailler une vie sur mesure. Mais quand on perd cette mesure justement, qu’on ne sait plus de quoi rêver ou que nos rêves, toujours aussi impossibles qu’il y a 10 ans, auront peu de chance de se réaliser, on se demande ce qu’on va bien pouvoir devenir. Élevés dans l’industrie du rêve, on se retrouve peut-être abatu par le pragmatisme de l’adulte, celui qu’on reprochait à nos parents quand ils nous disaient d’arrêter de rêver.

On se sent le cul entre deux chaises, pas vraiment adulte, plus vraiment enfant, ni vraiment à une intersection entre plusieurs chemins. J’ai plutôt l’impression qu’il y a une zone non balisée entre ces deux mondes qu’il faut traverser pour retrouver le chemin suivant. Mais on garde cette sensation désespérante que si on ne fait rien, rien ne changera et que pourtant ca continuera à rouler quand même. Dans ce monde mégalo, on roule sur une autoroute chiante a mourrir alors qu’on rêverait de petites routes de campagne.

Il y a aussi cette insatisfaction permanente. Quelle que soit notre situation, nous ne sommes pas satisfaits, et j’ai tendance à croire que si j’avais la chance d’être dans la situation du mec casé et heureux de l’être, je ne serais pas plus satisfait. Du coup, on espère du changement et ca ne nous empêche pas de procrastiner, de se dire qu’il faudrait faire des choses pour mettre un peu de piment, sans jamais agir.

Je n’ai pourtant jamais été aussi libre, plus de groupe, bientôt plus de maison, les moyens de changer de boulot, et j’en arrive à penser que la liberté n’est pas satisfaisante, ou tout du moins, pas autant que sa recherche. Peut-être parce que je confonds être libre et sans attache comme me le fait judicieusement remarquer Gaël. C’est dans la contrainte qu’on devient créatif. C’est peut-être aussi pour ça que j’ai envie de créer quand je suis au boulot, et qu’une fois à la maison, je préfère m’abrutir. Aujourd’hui, envolée la mégalomanie avec laquelle j’aurai interpeller le monde pour lui crier mes idées.

Finalement, j’ai l’impression que cet article est à l’image de nos vies : un peu de forme sans vraiment de fond, une suite de mots qui perdent de leur sens à mesure qu’on les découvre. Il est peut-être la meilleure image que je pourrais donner pour tout résumer, ça se lit bien sans être transcendant et au final, sans but, on arrive nulle part si ce n’est à la même chose qu’au début, alors on continue sur cette voie sans trop se poser de question …

Humeurs

Facebook m’a tuer (sic)

par gawel 27/03/2009

Aujourd’hui j’ai décidé de me séparer de Facebook…

Tout le monde connaît Facebook

facebook Evidemment, le plus gros réseau social mondial avec ses plus de 175 millions d’utilisateurs actifs, une moyenne de 120 amis par personnes et 4 millions d’utilisateurs français (ce qui en fait le 2e réseau social national, derrière Copains d’Avant), si vous n’y êtes pas vous même, vous connaissez forcément quelqu’un qui est “sur Facebook”.

Et si vous êtes de ceux qui n’y sont pas inscrits, vos amis n’hésiteront pas à vous accompagner dans une démarche d’intégration à leur réseau d’amis, à grand coups d’E-Mails d’invitation, de groupes de soutien pour que vous vous y inscriviez, etc.

Facebook fait partie du quotidien à un tel point que les humoristes en parlent, comme ils parlent de la vie courante (Gad Elmaleh, Jérome Commandeur, etc.)

Mais Facebook ça sert à quoi ?

A la base, Mark Zuckerberg a créé ce site pour l’université d’Harvard. Comme son nom l’indique, il s’agissait d’un annuaire en ligne avec photos des étudiants de la prestigieuse université. Ouvert au public depuis 2006, le site a vu une popularité grandissante et son réseau croître de manière exponentielle.

Ce qu’on y fait ? On retrouve ses anciens camarades perdus, on affiche nos goûts et tendances en appartenant à des groupes  - qui pour certains permet également d’afficher sa naïveté, cf. “Pour savoir qui est ton âme soeur, rejoins ce groupe”, et beaucoup d’autres qui ne sont pas sans rappeler nos bonnes vieilles chaînes mail -, on partage des photos et des vidéos en y “taggant” ses amis, on organise des évènements, on devient fan d’artistes, de bières, d’émissions, on “poke” des inconnus, on joue… Bref, Facebook est un lieu de vie à part entière.

En sachant que tout ce qu’on y fait est lié à d’autres pages, cela en fait une toile très complète, ce qui permet facilement de retrouver qui a fait quoi, où, avec qui, autant sur le site que IRL (In Real Life). Le point fort est la centralisation, le pari est tenu que si toutes les informations sur ses amis (ce qu’ils font, ce qu’ils pensent, etc.) sont réunies en un seul endroit, il leur sera alors inutile de visiter d’autres sites.

Du côté de l’entreprise Facebook, ce site permet surtout de récolter un maximum d’informations personnelles sur les inscrits. Le but premier étant bien évidemment de cibler au maximum la publicité sur Internet en fonctions de ces données.

Parce que bien sûr, tout ce que vous y faîtes ou postez devient la propriété du site puisque sur leurs serveurs, ce qui a valu un fort sentiment d’insécurité des données pour les utilisateurs. Rassurez-vous, depuis Facebook a fait un pas en arrière, et il est désormais beaucoup plus facile d’en supprimer ses données.

Pourquoi en sortir ?

FB est un peu un “monde merveilleux”. Exit les conflits, si on n’aime pas une personne il suffit de ne pas l’ajouter à ses amis ou de l’en supprimer. Dans FB tout le monde y va de son petit commentaire, si possible positif. Pour preuve l’unique possibilité de pouvoir “aimer” ce qu’un ami a posté, le lien “J’aime pas” n’existant pas. Tout est fait pour rendre agréable votre expérience Facebook, pour vous donner l’impression que ce que vous postez est bien (puisqu’on n’a encore quasiment que des avis positifs). On a parfois l’impression aussi d’être la source d’information de ses amis, tout simplement l’impression d’être quelqu’un. Et si IRL il est parfois difficile de se faire des amis, sur FB on atteint assez facilement la centaine d’amis !

Et pourtant on compte de très nombreux départs ou désirs de départs, à en juger par les résultats d’une simple requête Google.

Alors pourquoi sortir de ce pays des merveilles ? Pour plusieurs raisons possibles, et Facebook le sait très bien puisque lorsque vous voulez désactiver votre compte, le site vous demande de choisir dans une liste quelle raison aurait motivé votre départ.

quitterfb

Et bien évidemment, FB ne vous laissera pas partir comme ça. Cochez “Je ne sais pas me servir de ce site”, et un message s’affichera expliquant que “dans ce cas, vous pouvez consulter l’aide en ligne”. Et le site a une réponse toute faite pour chacune des raisons éventuelles !

La plupart des départs envisagés, témoignent visiblement d’un désir de récupérer sa vie privée, et de ne pas voir son “profil” vendu comme on vend de la viande sur le marché.

(…) Et qu’un profil ne se vend pas comme une brique de lait. Et que les rencontres, souvent, ne sont belles que lorsqu’elles ne sont pas virtuelles. Alors, Révolutionnaire, si tu veux lutter, peinard, en charentaises, ne crée pas de profil sur Facebook. Si tu en as un, supprime-le.

Extrait de la Révolution en Charentaises

Le départ effectif

Pour ma part, et contrairement à beaucoup de ceux qui quittent le site, je n’ai pas voulu partir pour protéger ma vie privée (je ferai surement un billet plus tard concernant ce point). J’ai voulu quitter FB parce que j’y passais beaucoup (trop) de temps. Ce site est assez addictif dès lors qu’on commence à y être un peu actif. Lorsque j’ai coché cette raison, Facebook s’est empressé de me proposer de modifier mes notifications par mail pour en recevoir moins, et ainsi peut-être me connecter moins souvent sur le site… Mais de toutes façons ma décision était prise.

J’ai donc désactivé mon compte… Mais en quoi ça consiste ? Du point de vue des utilisateurs restant sur Facebook, ils n’ont tout simplement plus accès à votre profil, les liens sur vos commentaires et posts précédents, s’ils ne sont pas cachés, n’existent plus. Vous êtes un fantôme. fbdep

Du point de vue de celui qui désactive son compte, ça ne change pas grand chose. En très gros, ça équivaut à se déconnecter du site. Pour réactiver votre compte il vous suffit de vous connecter une fois avec vos identifiants, comme si votre compte n’était pas désactivé. Dès que vous vous êtes connecté à nouveau, tout est là, comme si vous n’étiez jamais parti. Il est donc très facile de replonger…

Finalement, se déconnecter de Facebook alors que tous ses amis y sont encore, c’est presque comme être l’un des premiers à quitter une soirée où tout le monde s’amuse. On a parfois cette impression qu’on risque de manquer quelque chose, de ne plus être dans le coup, de se faire oublier. Et puis ça passe…

Et on se rend compte finalement que pour un gros utilisateur de ce réseau social, bien que s’en défaire peut donner l’impression de manquer (de) quelque chose, au final on y gagne du temps (par exemple, pour écrire un article expliquant mon départ de ce même site).

Un retour ?

Car je n’ai que désactivé mon compte Facebook, il me sera très facile de revenir. Pour m’en empêcher totalement il eût fallu que je supprime complètement mon compte. Mais je ne le ferai pas…

Pas que je sache que je replongerai très vite dans FB, mais surtout que Facebook peut aussi s’avérer pratique sur certains points. Notamment en ce qui concerne la promotion, qu’elle soit d’un blog (Bordel Ambiant ?), d’un groupe ou d’autres créations diverses, qu’elles soient personnelles ou non. Il s’agit ici d’un des meilleurs vecteurs de communication moderne.

Alors qui sait ? Surement reviendrai-je sur Facebook pour une utilisation beaucoup plus modérée, mais surtout beaucoup plus axée sur l’utilisation du networking pour la promotion, que pour y raconter ma vie… J’ai déjà un blog pour ça !

Humeurs ,

Banquiers, j’irai cracher sur vos tombes

par alf 05/03/2009

bankersCe mois ci, mon compte bancaire destiné à la coloc a commencé à découvert. Je n’avais pas reçu les virements pour le loyer de la part de deux de mes colocs, alors on se renseigne. Le virement d’un de mes colocs est programmé le 28 du mois, qui du coup tombait un samedi en février, donc émission du virement le lundi suivant, soit le 2 mars, et reçu le 4.

Alors là, plusieurs choses m’irritent ! Tout d’abord, les dates de valeur ! prétendant le temps de traitement informatique (mouarf, je me marre), les banquiers profitent de ces quelques jours où l’argent n’appartient plus à personne pour le placer et faire quelques bénéfices. Il devient tellement courant de payer des agios à cause d’un découvert car l’argent nécessaire se balade dans la nature.

Ensuite, dans la même logique du “temps de traitement informatique”, aucun virement les week-ends. Mais putain, l’administrateur système des banques éteint les serveurs le vendredi soir en partant ou quoi ??? Ou alors ils ont une connexion Orange qui à une fâcheuse tendance à planter le week-end quand y a plus aucun techos à veiller sur le matos. Au moins dans ce cas, ça nous emmerde autant que les dates de valeur, mais ils gagnent rien dessus.

On en arrive à potentiellement 4 ou 5 jours pour un virement bancaire, fait par internet avec aucune intervention humaine entre les deux. Finalement, le fait qu’ils se gavent sur notre dos avec les dates de valeur était tolérable auparavant, ca payait les frais, les gentils banquiers qui nous accueillent en agence, etc … mais maintenant toute opération est payante. Je me retrouve avec 100 euros de frais et d’agios sur une année pour 200 ou 300 euros d’intérêt. Le choix des billets dans le matelas n’est pas loin … bientôt ça me coûtera de mettre à disposition mes économies pour que les banques puissent accorder des prêts.

Humeurs