D’autres vies que la mienne
Auteur: Emmanuel Carrère
Broché: 309 pages
Editeur : POL (5 mars 2009)
Collection : FICTION
Langue : Français
ISBN-10: 2846822506
ISBN-13: 978-2846822503
Régis m’a parlé de ce livre car il en avait lui-même entendu parler. Il m’a dit que ceux qui l’avaient lu avait été profondément touchés, bouleversés, qu’il provoquait une certaine destruction intérieure pour laisser place à la reconstruction. Ce livre est le témoignage d’Emmanuel Carrère sur deux événements qui l’ont touché : le tsunami et la mort de sa belle-sœur.
“D’autres vies que la mienne” nous parle de la mort, de la vie et de l’amour au travers de deux Juliette. La première meurt emportée par la vague au Sri Lanka alors qu’elle n’avait que quatre ans. La deuxième meurt d’un cancer, laissant derrière elle un mari et trois petites filles.
Emmanuel Carrère a ce don pour parler avec justesse, et vous l’apprendrez au fil de mes billets, je chéris la justesse. Chacun y trouvera sa part de vérité mais je vais vous raconter la mienne. L’auteur est un écrivain égocentrique, qui raconte deux histoires sans lien si ce n’est lui-même, la mort et sa métamorphose. Pourtant, il nous raconte avec humilité le courage de sa femme face au désastre du tsunami, lui restant là, penaud. Et puis, il nous transmet avec respect l’histoire de Juliette, sa belle-soeur, au travers du témoignage d’Etienne, un juge d’instance qui travaillait avec elle. Juliette et Etienne ont été de grands juges, à partir de cette affirmation, nous plongeons dans ce que la vie a offert à des gens cassés par la maladie. On flotte au milieu de l’amour entre des hommes et des femmes, entres des parents et leurs enfants, et sur la complicité entre deux collègues.
D’un thème qui pourrait glisser vers le glauque, la mort, on nage dans la beauté des relations humaines, de l’hédonisme et de la vérité dite avec justesse. Les larmes montent aux yeux à plusieurs reprises jusqu’à ce qu’on ne les retienne plus. Sans honte, on pleure de douleur et d’émerveillement en même temps. On se sent mal et bien à la fois et on espère que finalement, l’heure venue, on mourra aimer comme ces gens-là l’ont été.
Des avis et un extrait sont disponibles sur le site de l’éditeur.


