À leur mémoire
13/01/2010
Pour ces dimanches à la con où certains nous quittent …
Chaque jour sans lendemain,
Il y avait un début
Il n’y aurait pas de fin
Combien facile d’enflammer la rue ?
Quand les tripes ne brulent
Que le cœur est éteint
A ceux partis, à ceux qui restent
A l’urgence de l’instant
Aux jours incertains
Pour que le feu qu’on attise
Qui nous anime
Nous relève des deux mains
Jouons des extrêmes
Soyons fous ou déments
Dans l’urgence de l’instant
Sans freins ni fins,
Et si, des fois que …
Hâtons nous de prendre le temps
Je range mes peurs
Je ronge l’instinct
Aux oubliés, écorchés en chemin
A ceux qui tombent
Qui nous ont apaisé
A ceux qu’on aime, comme dernière vanité
Un mot, une lettre, une larme
Pour seule arme
Pour ne pas oublier.