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Killswitch Engage au Bataclan \m/

par alf and gawel 15/06/2009

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Lieu : Le Bataclan, Paris
Date : 11/06/2009

Désolé pour cette absence un peu prolongée, mais un déménagement plus des déboires avec Free font que j’ai plus le net à la maison.

Ce petit article pour vous raconter le concert de KSE à Paris jeudi dernier que m’a offert Gawel pour mon anniversaire, MERCI encore ;-). Déjà, je commence par découvrir la queue à l’entrée de la salle. A nantes, on arrive 1/4h avant et on rentre à l’heure. Là, 1h30 avant le début du concert, le trottoir est déjà bondé sur plusieurs dizaines de mètres. Début de la première partie, Dir En Grey, vers 20h et nous n’avons pas regretté de nous être installé sur les balcons. 1h15 de métal-rock expérimental japonais, inaudible, mal sonorisé. Tout n’est qu’affaire de gout mais Dir En Grey, c’est aussi moche musicalement que visuellement. Un chanteur sans charisme habillé en Monsieur Mégot du Petit Spirou, un bassiste genre indochine/tokyo hotel et un public féminin émo un peu navrant. La jeunesse se perd :-p Hormis les ptites bagarres verbales entre les deux publics (des “ta gueule” ont fusé quelques fois), le concert s’est bien passé (mais bien trop long à supporter).

adamdArrive ensuite Killswitch Engage après le changement de plateau. La fosse s’était vidée et nous avons pu profiter du groupe d’assez près. Le gros son est de sorti, les morceaux toujours aussi clean et le jeu de scène toujours aussi pêchu. Adam, toujours aussi barré, court partout et nous lance comme premières paroles : “We are here to drink all your beer and pee on your girlfriends”. Sacré Adam, et je suis sûr que c’est un nounours dans la vie civile :-) On a eu le droit à My Curse, Bid Farewell, The Arms of Sorrow, Last Serenade, The End of Heartache … ainsi que Holy Diver (reprise présente sur l’édition spéciale de As Daylight Dies) et Starting Over, une chanson du prochain album sortant à la fin du mois. Dès les premiers morceaux, Killswitch nous a fait faire un grand cercle dans la foule qui s’est transformé en un gigantesque pogo. Il y a également eu un Braveheart :-) mais globalement, public métalleux très cool et pas méchant pour un sou.

Plus le concert avancait et plus ça headbangait, plus on se rapprochait et plus ca prenait aux tripes. On garde juste une impression de pas assez quand le concert s’est terminé après une heure de set. Ca m’a quand même donné une bonne occaz de sortir mon t-shirt KSE/Take This Oath et j’espère bien pouvoir recommencer smiley_metal

Et en bonus, un extrait du dvd live pour vous donner une idée de ce qu’on a vécu :

Live report ,

D’autres vies que la mienne

par alf 16/04/2009

d_autres_vies_que_la_mienneAuteur: Emmanuel Carrère
Broché: 309 pages
Editeur : POL (5 mars 2009)
Collection : FICTION
Langue : Français
ISBN-10: 2846822506
ISBN-13: 978-2846822503

Régis m’a parlé de ce livre car il en avait lui-même entendu parler. Il m’a dit que ceux qui l’avaient lu avait été profondément touchés, bouleversés, qu’il provoquait une certaine destruction intérieure pour laisser place à la reconstruction. Ce livre est le témoignage d’Emmanuel Carrère sur deux événements qui l’ont touché : le tsunami et la mort de sa belle-sœur.

“D’autres vies que la mienne” nous parle de la mort, de la vie et de l’amour au travers de deux Juliette. La première meurt emportée par la vague au Sri Lanka alors qu’elle n’avait que quatre ans. La deuxième meurt d’un cancer, laissant derrière elle un mari et trois petites filles.

Emmanuel Carrère a ce don pour parler avec justesse, et vous l’apprendrez au fil de mes billets, je chéris la justesse. Chacun y trouvera sa part de vérité mais je vais vous raconter la mienne. L’auteur est un écrivain égocentrique, qui raconte deux histoires sans lien si ce n’est lui-même, la mort et sa métamorphose. Pourtant, il nous raconte avec humilité le courage de sa femme face au désastre du tsunami, lui restant là, penaud. Et puis, il nous transmet avec respect l’histoire de Juliette, sa belle-soeur, au travers du témoignage d’Etienne, un juge d’instance qui travaillait avec elle. Juliette et Etienne ont été de grands juges, à partir de cette affirmation, nous plongeons dans ce que la vie a offert à des gens cassés par la maladie. On flotte au milieu de l’amour entre des hommes et des femmes, entres des parents et leurs enfants, et sur la complicité entre deux collègues.

D’un thème qui pourrait glisser vers le glauque, la mort, on nage dans la beauté des relations humaines, de l’hédonisme et de la vérité dite avec justesse. Les larmes montent aux yeux à plusieurs reprises jusqu’à ce qu’on ne les retienne plus. Sans honte, on pleure de douleur et d’émerveillement en même temps. On se sent mal et bien à la fois et on espère que finalement, l’heure venue, on mourra aimer comme ces gens-là l’ont été.

Des avis et un extrait sont disponibles sur le site de l’éditeur.

Littérature ,

Hadopi rejetée à l’assemblée

par alf 09/04/2009

Ce jeudi 9 avril, le vote à main levée des 36 députés présents a rejeté la loi “création et internet” avec 21 voix contre et 15 pour. Ce n’est peut-être qu’un sursis mais le gouvernement devra faire une nouvelle proposition de loi devant le sénat puis l’assemblée pour un nouveau vote. Et étant donné le calendrier surchargé des parlementaires, cela repousse au moins à quelques semaines ou mois une nouvelle attaque du lobby des majors dont l’étendard est bravement porté par Mme Albanel et M. Riester.

C’est une bataille gagnée par l’opposition et pour tous les opposants à ce projet de loi tordu mais continuons à rester vigilant, le gouvernement n’en serait pas à son premier passage en force.

edit 09/04 - 15h35 : le gouvernement souhaite proposer le projet de loi en 2e lecture au sénat et à l’assemblée, cette dernière pouvant statuer définitivement sur l’adoption du texte. En effet, comme le prévoit la constitution :

Si la commission mixte ne parvient pas à l’adoption d’un texte commun ou si ce texte n’est pas adopté dans les conditions prévues (…), le Gouvernement peut, après une nouvelle lecture par l’Assemblée Nationale et par le Sénat, demander à l’Assemblée Nationale de statuer définitivement. En ce cas, l’Assemblée Nationale peut reprendre soit le texte élaboré par la commission mixte, soit le dernier texte voté par elle, modifié le cas échéant par un ou plusieurs des amendements adoptés par le Sénat

Reste à savoir quel texte sera soumis (celui issu de la CMP ou celui issu de l’assemblée) et quand. Roger Karoutchi annonce cela pour la rentrée parlementaire, à partir du 28 avril donc.

source : numerama

Actu, Cinéma, Musique , ,

HADOPI, c’est fini

par alf 03/04/2009
© régis leroy - Creative Commons by-nc-nd

© Régis Leroy - Creative Commons by-nc-nd

Tout d’abord, je tiens à préciser pour les quelques naïfs qu’il reste en ce bas monde que l’article précédent sur Hadopi et le volte-face du gouvernement était une grosse baleine d’Avril. Maintenant, par “c’est fini”, j’entends le débat à l’assemblée, Hadopi a bien été voté et est toujours là, à peu près aussi moche qu’au départ.

Je vais tenter d’expliquer sommairement ce que prévoit ce projet de loi maintenant que les amendements ont été votés à l’Assemblée Nationale. Le texte devra toutefois passer en commission mixte paritaire (7 députés et 7 sénateurs) pour que le Sénat, qui l’avait déjà adopté, et l’assemblée se mettent d’accord. Car même si nul n’est censé ignorer la loi, tout le monde n’est pas censé la comprendre, il se peut donc que je fasse des erreurs dans ce que je comprends du texte et dans ce que j’ai suivi des débats en direct. Je vous serai reconnaissant de me les signaler en commentaire (avec lien à l’appui si possible).

Ce n’est pas une sanction, c’est de la pédagogie !

Lorsque la loi sera mise en application, si cela arrive un jour, les ayants droit pourront interpeler la Haute Autorité pour enseigner la bonne parole aux contrevenants. Si c’est la première fois que vous êtes pris à télécharger illégalement, l’Hadopi pourra alors vous envoyer un mail vous notifiant que “télécharger saymal ca empêche Taxi 12 de sortir”. Si vous recommencez dans les 6 mois, rebelote, un nouveau mail et éventuellement une lettre en recommandé. Si vous persistez à vouloir pourfendre l’industrie de la culture (sic), vous pourrez voir votre connexion internet suspendue pendant une période allant de 2 mois à 1 an ou recevoir une injonction de protéger votre connexion grâce à un outil de sécurisation labellisé par l’Hadopi. Il sera également possible avant la sanction d’avoir le droit à une transaction avec l’Hadopi : vous vous engagez à sécuriser votre connexion et votre suspension sera réduite à une période allant de 1 à 3 mois.

Grâce à l’amendement n°319, vous aurez 30 jours après la notification de la sanction pour saisir un juge compétent et espérer obtenir un sursis pour la sanction.

Condamné deux fois pour la même infraction ? que nenni !

Il sera non seulement possible pour les ayants droit de saisir l’Hadopi pour “défaut de sécurisation de votre accès à internet” mais aussi d’aller devant un juge civil ou pénal pour délit de contrefaçon (toujours 3 ans et 300 000€). En effet, Mme Albanel et M. Riester font dans la pédagogie, vous n’êtes pas sanctionné pour avoir piraté des œuvres mais de l’avoir rendu possible par défaut de sécurisation, que vous ayez téléchargé, ou quelqu’un d’autre ait utilisé votre connexion. De là à inciter les hackers en tout genre à tenter de spolier la connexion de Mme la ministre de la culture (industrielle), il n’y a qu’un pas. Quand à la présomption d’innocence, on en est loin puisque grâce au sous-amendement n°183, on apprend que l’on subit une privation de liberté par une autorité non judiciaire sur une présomption de culpabilité et non sur des faits avérés. Fort, très fort.

L’avenir en 1984

Reste que le fameux mouchard, système de sécurisation à installer si l’Hadopi nous l’ordonne, n’est pas défini. Les spécifications fonctionnelles seront définies par décret, ou comment reculer pour mieux sauter. A priori, il s’agirait d’un programme ou d’une puce qui transmettrait constamment son état à l’Hadopi et chercherait des contenus protégés dans les paquets réseaux. J’avoue que là, si quelqu’un a compris mieux que moi je suis preneur, si bien entendu quelque chose de clair a été précisé dans ce projet de loi pour corbeille à papier.

Toujours est il que l’avenir ne s’annonce pas réjouissant. Même si je souhaite une mise en application de la loi pour montrer à l’industrie de l’aculture que même sans piratage, personne ne veut payer leurs merdes, on peut parier sur un nouveau projet de loi dans 2 ou 3 ans. En effet, il ne va pas falloir longtemps pour que les internautes passent sur des réseaux P2P cryptés, par des routeurs anonymisant ou vpn comme celui proposé par The Pirate Bay. Toujours dépassé technologiquement et idéologiquement, les députés de la majorité n’auront alors peut-être plus d’autres choix que de faire ce qui a été évité avec DADVSI et Hadopi : interdire des logiciels, voire pire, interdire le chiffrement.

Pour conclure, je ne vous recommenderai que de privilégier les petits labels et la musique libre de Jamendo.

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HADOPI : volte-face du gouvernement

par alf 01/04/2009

hadopi_150pxLe projet de loi “création et internet” actuellement en débat à l’Assemblée et qui suscite une vive polémique dans toute la blogosphère a connu ce matin un revirement de situation spectaculaire.

Jugé liberticide par l’opposition, ce projet de loi vise en effet à sanctionner le téléchargement illégal par la coupure de l’accès internet (après avertissement par mail et courrier) sur délation des ayants-droits auprès de la Haute Autorité pour la Diffusion des œuvres et la Protection des Droits sur Internet (Hadopi). La quadrature du net ainsi que l’April entre autres ont très tôt pointé le caractère dangereux de cette loi mettant en péril l’accès à l’éducation et à l’information ainsi que l’impossibilité technique de filtrer tout le trafic internet pour détecter les réels coupables.

Face à la levée de bouclier de l’opposition et de certains députés UMP, le président Sarkozy a décrété ce matin le 49-3 pour passer le projet de loi en force soutenu par la ministre de la culture, Christine Albanel, qui a, pour l’occasion, remanié le texte. Tenant compte de l’inapplicabilité technique de la loi débattue à l’Assemblée, l’Hadopi sera désormais en charge de certifier les contenus artistiques pour créer une “liste blanche” des œuvres autorisées au téléchargement (et non plus uniquement des plates-formes légales comme débattu dernièrement). Ces téléchargements seront alors financés par la restructuration du bouclier fiscal et les œuvres non certifiées seront déclarées illégales. Leur téléchargement, échange ou écoute sera puni pénalement d’un an emprisonnement et 10 000 euros d’amende. En outre, le fameux mouchard prévu pour controller le trafic internet devra être installé sur tous les ordinateurs connectés à internet et permettra, en plus du trafic internet, d’envoyer le son capté par le micro de l’ordinateur pour s’assurer que l’internaute n’écoute aucune musique subversive. Ce cheval de troie permettra alors à l’Hadopi d’éteindre ou de formater à distance les ordinateurs des internautes déviants.

Le président et le gouvernement adoptent donc finalement, contre toute attente, une forme de licence globale comme réclamée depuis la loi DADVSI. Seul point d’ombre restant : les modalités de certification d’une œuvre par l’Hadopi seront définies lors du décret d’application mais la ministre laisse entendre que seules les œuvres non offensantes pour le Parti seront acceptées.

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