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Hadopi II : La revanche

par gawel 09/07/2009

mitterrand21Film français produit par Le Gouvernement
Titre original :
Hadopi 2 au Sénat
De :
Christine Albanel, Nicolas Sarkozy
Avec : Franck Riester, Frédéric Mitterand, Michèle Alliot-Marie
Genre : Drame, Science-Fiction

Synopsys : 2009, dans un futur lointain en France. Une nouvelle forme de terrorisme a vu le jour, des pirates ont investi le “Réseau Mondial” Internet, pillant les oeuvres des Grands Artistes, leur enlevant ainsi toute source de revenus. Après une première défaite, la Hadopi met en place une nouvelle stratégie, plus oppressive, pour enfin mettre fin à ce fléau. En contrôlant le Réseau Mondial, et en condamnant chaque contrevenant, ils vont enfin réussir leur mission : Rémunérer comme il se doit les Grands Artistes.

On aimerait que ça ne soit qu’un film, et malheureusement non. Hier, le projet de loi Hadopi 2 a été adopté au Sénat par 189 voix contre 142.

Concrétement, Hadopi 2 c’est quoi de plus ?

Pour rappel, la loi Hadopi 1, qui tenait son nom de la Haute Autorité pour la Diffusion des Oeuvres et la Protection des droits sur Internet, visait à sanctionner tout internaute (ou simple possesseur de ligne Internet), dont la connexion aurait été utilisée pour procéder à un échange illicite d’oeuvres protegées. La Hadopi devait avoir autorité pour constater les infraction et appliquer les sanctions, celles-ci correspondant à une suspension de l’accès à Internet (tout en maintenant bien sûr le paiement de ce dit accès).

Ce projet, présenté par Christine Albanel, alors ministre de la culture, avait été refusé une fois à l’Assemblée, puis censuré par le Conseil Constitutionnel, celui-ci jugeant que l’accès à Internet est un droit fondamental, un droit fondamental ne pouvant être retiré qu’après décision d’un juge, et non pas par une autorité tierce. Il condamnait également le principe de présomption de culpabilité qui était instauré par cette loi (C’était à l’internaute de prouver qu’il était innocent, alors qu’en France c’est le principe de présomption d’innocence qui prévaut).

Hier, le nouveau projet de loi Hadopi 2, porté de concert par le nouveau ministre de la culture, Frédéric Miterrand, et par la nouvelle ministre de la justice, Michèle Alliot-Marie (ou MAM pour les intimes) a été donc voté au Sénat.

Tenant vaguement compte de la censure du CC, la loi Hadopi 2 ne permettait plus à la Haute Autorité de suspendre l’abonnement à Internet, mais prévoyait une procédure accélérée de jugement pour permettre les sanctions à tour de bras.

On garde ainsi le fond du premier projet de loi, à savoir la suspension de l’accès à Internet, avec le maintien du paiement de l’abonnement (aussi dite “Double Peine”)…

Là où ça fait plus mal, c’est quand on atteint la Triple Peine. En effet, pour le défaut de sécurisation de sa ligne Internet (autrement dit, si vous n’avez pas été capable de sécuriser votre accès Internet, de façon à ce qu’aucun pirate ne puisse utiliser votre ligne à des fins de piraterie - c’est à dire, que vous n’êtes même pas obligés d’avoir téléchargé un disque de Johnny pour être coupable), le contrevenant est éligible à une amende allant jusqu’à 1,500 euros, qui s’ajoute à la suspension de la connexion allant jusqu’à 6 mois.

Le témoin de sécurisation de ligne prévu par la loi sera un “mouchard” à installer sur votre ordinateur. Un logiciel qui surveillera en temps réel tout ce que vous faites sur Internet, pour veiller à ce que vous ne téléchargiez bien sûr aucune oeuvre de manière illicite. A priori personne ne sait comment ce logiciel fonctionnera, ni ce qu’il fera exactement, mais on peut s’attendre au pire.

Le nouveau projet prévoit également de contrôler l’ensemble des “communications électroniques”, comprenez par là tout moyen de communication tels que les E-Mails, MSN ou autres messageries instantanées, etc.

Le seul moyen d’être absolument certain de ne pas être un cybercriminel aux yeux de la Hadopi est de ne pas avoir d’accès à Internet (puisqu’une connexion à Internet est facilement usurpable…)

Et dans tout ça, vous le voyez le chapitre rémunérant les artistes vous ?

Musique, Société ,

Michael Jackson, King of Pop

par gawel 26/06/2009

mjjIl était quasiment impossible pour moi de ne pas écrire d’article sur la disparition du “King of Pop”…

Si Picsou a commencé sa collection de pièces avec une de 10 cents, j’ai commencé ma collection de CD avec l’album Dangerous. Etant trop jeune pour avoir connu la sortie des albums précedents. Je n’en étais pas moins fan de l’artiste, et pour moi la guitare électrique de Black or White fut une révélation dans mon éveil musical. Voilà pourquoi j’ai du faire un caprice pour obtenir mon premier album et pas des moindres. Quelques années plus tard, j’en ai voulu au monde car mon CD était rayé, pile poil sur l’un de mes titres favoris de l’album, celui avec la participation de Slash : Give in to me.

Voilà mes premières histoires musical avec Michael, et je pense que beaucoup d’entre nous en avons des histoires. Je ne parlerai pas de la controverse qu’il a suscité car je parle ici de l’Artiste et de son Oeuvre. Celle qui a marqué plusieurs générations, et nous pourrons nous vanter de l’avoir connu vivant, et d’avoir été de ceux qui le voyaient comme une légende vivante.

Aujourd’hui il était difficile de ne pas être au courant de sa disparition, les médias du monde entier, les internautes de tous les coins du globe y sont allés de leur petit commentaire sur la mort de celui qui était aussi célèbre que Coca-Cola. Peut-être la personne la plus connue au Monde ?

Sa carrière, tout le monde la connaît, inutile de la retracer ici, mais tout ça pour dire que si aujourd’hui je joue d’un instrument, il n’y est pas pour rien, en témoigne le Songbook de HIStory qui trône fièrement près de mon piano… Chapeau l’Artiste !

Actu, Humeurs, Musique

Shaka Ponk - Bad Porn Movie Trax

par gawel 17/06/2009

bpmtStyle : Electro Punk Rock
Date de sortie : 25 Mai 2009

Deuxième Opus du groupe de Goz (Ce fameux singe virtuel sur la pochette qui chante et qui bouge la tête au rythme de la musique), faisant suite à Loco con da frenchy talkin’

Shaka Ponk est un groupe français, installé à Berlin, avec des titres en Anglais/Espagnol (et autres ersatz de langues), autrement dit, un groupe cosmopolite. Mais pas seulement, car on retrouve cette diversité dans leur style… Si on voulait le nommer ça ressemblerait à de l’electro punk rock avec des touches de tout et de rien (le mieux reste d’écouter pour s’en faire une idée)

Vous avez donc peut-être déjà entendu le titre How we kill stars sur les ondes FM ou à la télévision (ils sont passés récemment dans l’émission Taratata), premier single de cet album énergique.

J’avoue ne pas connaître beaucoup l’album précédent, à part quelques titres (donc l’excellent Hell’O), je vais difficilement pouvoir comparer (je l’écouterai surement afin de faire un edit de cette critique :-) ), de ce que j’en sais le nouvel LP s’inscrit dans la continuité du premier.

L’album nous plonge direct dans cet univers avec énergie, le titre Twisted Minda est d’une puissance assez efficace, et on a très vite affaire à cet intelligent mélange de guitares rock, d’un chant à la fois puissant et barré, et aux sons électro venant édulcorer le tout ! Et on traverse l’album avec d’autres titres donnant la pêche, comme Prima Scene, Some Guide ou Gotta Get Me High. Le single How we kill stars n’est pas en reste bien sûr…

Mais la bande de Goz ne se cantonne pas aux titres rock puissants, on a des morceaux aux tempos plus lents comme Mad O You, ou des titres tirant plus vers le Funk comme Sum’ Luv’, le reggae avec Alak’okan, ou encore Make it mine jouant plus sur les percussions que sur les grosses guitares. Le tout toujours en gardant une touche de rock.

L’album se termine sur un Just A Nerd au tempo rapide, venant fermer l’album,  mais je ne dirais pas qu’on ait gardé le meilleur pour la fin.

En résumé, on a ici un concentré éclectique d’énergie dans une galette, mêlant les grosses guitares, les beats électro, grosses batteries, et surtout le gros de ce qui fait Shaka Ponk, le(s) chant(s) de Goz, bourrée d’effets (parfois presque un peu trop ?).

Amateurs de rock, et envies de nouveau son, n’hésitez pas à écouter cet album (sur les plateformes légales bien sûr ;) ) ne serait-ce que pour vous faire une meilleure idée, une écoute vaut mieux qu’un texte !

Le CD apporte quant à lui comme plus le livret - très bien réalisé soit dit en passant, qui en plus des paroles des titres, donne pour certains morceaux des commentaires faits par le groupe.

A suivre : Le groupe est aussi à voir en live, car le visuel n’est pas délaissé, avec la présence de Goz sur grand écran !

La vidéo du single How We Kill Stars :

Musique ,

Killswitch Engage au Bataclan \m/

par alf and gawel 15/06/2009

killswitch-engage-band1

Lieu : Le Bataclan, Paris
Date : 11/06/2009

Désolé pour cette absence un peu prolongée, mais un déménagement plus des déboires avec Free font que j’ai plus le net à la maison.

Ce petit article pour vous raconter le concert de KSE à Paris jeudi dernier que m’a offert Gawel pour mon anniversaire, MERCI encore ;-). Déjà, je commence par découvrir la queue à l’entrée de la salle. A nantes, on arrive 1/4h avant et on rentre à l’heure. Là, 1h30 avant le début du concert, le trottoir est déjà bondé sur plusieurs dizaines de mètres. Début de la première partie, Dir En Grey, vers 20h et nous n’avons pas regretté de nous être installé sur les balcons. 1h15 de métal-rock expérimental japonais, inaudible, mal sonorisé. Tout n’est qu’affaire de gout mais Dir En Grey, c’est aussi moche musicalement que visuellement. Un chanteur sans charisme habillé en Monsieur Mégot du Petit Spirou, un bassiste genre indochine/tokyo hotel et un public féminin émo un peu navrant. La jeunesse se perd :-p Hormis les ptites bagarres verbales entre les deux publics (des “ta gueule” ont fusé quelques fois), le concert s’est bien passé (mais bien trop long à supporter).

adamdArrive ensuite Killswitch Engage après le changement de plateau. La fosse s’était vidée et nous avons pu profiter du groupe d’assez près. Le gros son est de sorti, les morceaux toujours aussi clean et le jeu de scène toujours aussi pêchu. Adam, toujours aussi barré, court partout et nous lance comme premières paroles : “We are here to drink all your beer and pee on your girlfriends”. Sacré Adam, et je suis sûr que c’est un nounours dans la vie civile :-) On a eu le droit à My Curse, Bid Farewell, The Arms of Sorrow, Last Serenade, The End of Heartache … ainsi que Holy Diver (reprise présente sur l’édition spéciale de As Daylight Dies) et Starting Over, une chanson du prochain album sortant à la fin du mois. Dès les premiers morceaux, Killswitch nous a fait faire un grand cercle dans la foule qui s’est transformé en un gigantesque pogo. Il y a également eu un Braveheart :-) mais globalement, public métalleux très cool et pas méchant pour un sou.

Plus le concert avancait et plus ça headbangait, plus on se rapprochait et plus ca prenait aux tripes. On garde juste une impression de pas assez quand le concert s’est terminé après une heure de set. Ca m’a quand même donné une bonne occaz de sortir mon t-shirt KSE/Take This Oath et j’espère bien pouvoir recommencer smiley_metal

Et en bonus, un extrait du dvd live pour vous donner une idée de ce qu’on a vécu :

Live report ,

La vague

par gawel 14/04/2009

lavague Film Allemand réalisé par Dennis Gansel
Titre original : Die Welle
Avec : Jürgen Wogel, Frederick Lau
Genre : Drame

Année de sortie : 2009

Dans le cadre d’un cours sur les sociétés, le professeur Rainer Wenger a choisi d’étudier le système autocratique. Il propose alors à ses élèves une démonstration par la pratique, dans une expérience grandeur nature de création d’un régime autocratique. Le but étant de répondre à une question : Une nouvelle dictature serait-elle possible dans l’Allemagne d’aujourd’hui ?

Une expérience vraie

Ce scénario prend son inspiration dans une expérience qui a été bien réelle : La Troisième Vague. Cette expérience a elle eu lieu aux États-Unis en Avril 1967, alors que les élèves du professeur Ron Jones se demandaient comment avait pu naître le régime nazi.

Cette expérience n’ayant laissé que très peu de preuves de son existence, on ne peut que supposer son déroulement. Bien que Ron Jones ait décrit plus tard son expérience, il se peut qu’il ait modifié les faits et beaucoup de doutes demeurent sur ce sujet.

Un contexte différent

Le film prenant place dans l’Allemagne moderne, ajoute un contexte particulier à cette expérience, et répond à une autre question. Si aujourd’hui l’Allemagne est peu fière de son passé, elle tend peut-être à se laisser aller à la lassitude sur la question de la dictature. “On connaît nos erreurs, ça ne se reproduirait pas aujourd’hui”. Mais est-ce aussi simple ?

En quelques jours, le professeur Rainer (ou Herr Wenger) réussit à mettre en place un système autocratique. En mettant en place une discipline (pour la prise de parole, la tenue, …) et une communauté. “La force par la discipline” d’abord, “La force par l’action” ensuite, qui permet aux élèves de se retrouver à créer pour la communauté… Puis à agir. Jusqu’à ce qu’on en arrive aux dérives d’un tel système alors devenu incontrôlable.

L’expérience montrera alors qu’on n’est peut-être pas aussi vigilant que l’on pense. Même si globalement cette histoire n’est que fiction - puisqu’elle sort l’expérience initiale de son contexte - elle a au moins le mérite de poser de bonnes questions. Sommes-nous certains que le pire est passé ?

L’oeuvre quant à elle est bien réalisée bien qu’usant de certains raccourcis un peu faciles. Les acteurs sont bons, et le film utilisant que très peu d’effets, fait montre d’un certain réalisme. Mais on ignore (subjectivité volontaire ?) comment la “Vague” atteint un si grand nombre de personnes alors qu’à la base stigmatisée (on pourrait croire à une lobotomisation), et surtout comment elle en arrive à sortir du contexte écolier pour atteindre certains extrêmes en dehors de l’établissement. Difficile de savoir si ça se passerait dans la réalité, comme décrit dans le film.

Quoi qu’il en soit, La Vague amène à réfléchir, sur la maléabilité de l’esprit (surtout adolescent) et sur notre attachement à la Liberté.

Les expériences psychologiques

La (Troisième) Vague n’est pas la seule expérience psychologique à avoir eu lieu. On peut notamment citer l’Experience de Stanford, mettant en scène des personnes lambda dans des rôles de gardiens/prisonniers. Cette expérience a elle aussi été adaptée au cinéma (dans une production allemande également).

Il y a également eu l’Experience de Milgram étudiant les (ré)actions de personnes soumises à l’autorité et permet de savoir jusqu’où celles-ci sont prêtes à aller.

Quelle sera la prochaine ?

Petit conseil : A voir en VO.

Cinéma, Société , , ,