Michael Jackson, King of Pop Partagez cet article sur Facebook

par gawel 26/06/2009

mjjIl était quasiment impossible pour moi de ne pas écrire d’article sur la disparition du “King of Pop”…

Si Picsou a commencé sa collection de pièces avec une de 10 cents, j’ai commencé ma collection de CD avec l’album Dangerous. Etant trop jeune pour avoir connu la sortie des albums précedents. Je n’en étais pas moins fan de l’artiste, et pour moi la guitare électrique de Black or White fut une révélation dans mon éveil musical. Voilà pourquoi j’ai du faire un caprice pour obtenir mon premier album et pas des moindres. Quelques années plus tard, j’en ai voulu au monde car mon CD était rayé, pile poil sur l’un de mes titres favoris de l’album, celui avec la participation de Slash : Give in to me.

Voilà mes premières histoires musical avec Michael, et je pense que beaucoup d’entre nous en avons des histoires. Je ne parlerai pas de la controverse qu’il a suscité car je parle ici de l’Artiste et de son Oeuvre. Celle qui a marqué plusieurs générations, et nous pourrons nous vanter de l’avoir connu vivant, et d’avoir été de ceux qui le voyaient comme une légende vivante.

Aujourd’hui il était difficile de ne pas être au courant de sa disparition, les médias du monde entier, les internautes de tous les coins du globe y sont allés de leur petit commentaire sur la mort de celui qui était aussi célèbre que Coca-Cola. Peut-être la personne la plus connue au Monde ?

Sa carrière, tout le monde la connaît, inutile de la retracer ici, mais tout ça pour dire que si aujourd’hui je joue d’un instrument, il n’y est pas pour rien, en témoigne le Songbook de HIStory qui trône fièrement près de mon piano… Chapeau l’Artiste !

Actu, Humeurs, Musique

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par alf 26/06/2009

Cet article fait suite à la troisième partie.

Les retrouvailles avec les Spaghetti Eis

23 juillet 2006 11:30, Limburg

Putain, j’ai réussi à mal dormir, c’est chiant. Je reprends.

Alors jeudi matin, j’ai mis du temps à décoller, j’ai du partir vers 10h30. J’ai marché le long de la route jusqu’à Remich où je me suis posé sur un banc, au bord de la Moselle. Les pieds en feu après 12km, c’est avec plaisir que j’ai retiré mes chaussures.

Il y avait trois ou quatre bancs, mais les deux petites vieilles ont trouvé le moyen de venir s’installer à coté de moi. Au bout d’un petit moment, je me suis décidé à m’offrir un vrai repas avant de traverser le pont qui m’amènerai en Allemagne.

Je me suis installé à la terrasse d’une boulangerie/sandwicherie et je me suis pris un panini puis une glace. Il y a des fois où il faut se faire plaisir. Un vieux Luxo m’a fait la conversation pendant le repas. Il était très gentil et m’a assuré qu’avec mon sac sur le dos, je serais l’ami des allemands.

Après être passé à la pharmacie et avoir blindé mes pieds avec des pansements et de l’elasto, j’ai emprunté le pont qui traverse la Moselle. Au moment où j’ai croisé le panneau indiquant “Bundes-Republik-Deutschland”, mon cœur s’est accéléré et j’ai senti l’euphorie me gagner. J’étais dans un pays réellement étranger, plus que le Luxembourg car non francophone.

Chaque panneau, chaque enseigne étaient pour moi des symboles de mon aventure. En France, seule la campagne représentait l’aventure, mais là, tout m’était étranger. J’ai alors marché le long de la route, sans savoir où j’allais, juste en suivant ma boussole. Lorsque j’ai trouvé un chemin menant dans les bois direction nord-est, je l’ai pris avec la joie de me retrouver à l’ombre. J’ai alors crapahuté dans la forêt et dans les champs pendant une bonne demi-heure avant de me retrouver sur des petites routes de campagne. L’ombre était rare et mes réserves d’eau diminuaient. J’ai continué à souffrir jusqu’au premier petit village que j’ai trouvé : Kirf. Je me suis posé sur les marches d’un monument aux morts de 39-45 où j’ai pu m’aérer les pieds. Ca m’a fait bizarre de voir ce monument., car  la signification qu’il possède et le symbole qu’il représente peut être tout autre ici. La question reste pour l’instant sans réponse.

Lorsque j’ai vu une dame sortir de chez elle pour arroser ses fleurs, j’ai prix mon pauvre allemand à deux mains et je lui ai demandé de l’eau. Nous avons un petit peu discuté, tant bien que mal, et elle m’a dit que sa fille parlait français mais qu’elle n’était pas là.

Avec mes gourdes à nouveau pleines, j’ai pu me faire ce délicieux repas qu’est le riz avec un cube de bouillon de poule puis la dame est revenue avec sa fille qui venait de rentrer.

Elle m’a expliqué en français qu’elle travaillait à l’union européenne; au Luxembourg. Je lui ai expliqué mon périple. Lorsqu’elles m’ont demandé ce que je faisais après, si je restais encore quelques minutes, j’ai peut-être raté une invitation en disant que je repartais après manger.

Une fois ma petite vaisselle faite, je me suis remis en route vers Trassem. J’ai trouvé un chemin qui longeait la route à travers les champs puis j’ai marché au bord de la route jusqu’à un chemin qui partait dans une forêt. Je me suis alors enfoncé dedans pour planter la tente. La nuit est vite tombée, surtout à l’ombre des arbres, et j’ai eu du mal à fini de monter la tente dans ce sol très mou et tapissé de feuilles.

Lorsque je me suis couché, la peur qui commençait à me gagner s’est confirmée. Un scarabée grattait les feuilles et , pire que le papillon à Troyes, il faisait autant de bruit qu’un renard essayant de rentrer dans ma tente. Je pensais que la forêt serait plus un havre de paix que les abords de la ville mais le silence amplifie le moindre bruit. Autant le bruit des voitures m’est familier, autant la musique de la nature l’était bien moins que je pensais.

C’est avec joie que j’ai accueilli le soleil le lendemain matin. Il ne m’avait pourtant pas empêché de dormir jusqu’à 9h. Je me suis doucement remis en route vers Trassem, à 3km de là.

Arrivé à Trassem, j’ai acheté de quoi petit déjeuner à la boulangerie puis j’ai cousu sur mon sac le petit drapeau français que j’avais trouvé la veille dans l’herbe au bord de la route.

J’ai demandé de l’eau à un riverain qui nettoyait sa voiture et il m’a dit qu’il y avait beaucoup de français sur la route ici à cause de la garnison française de Saarburg. Cette deuxième rencontre avec les allemands s’est avérée tout aussi agréable que la première.

SaarburgJ’ai marché sous le cagnard jusquà Saarburg où j’ai décidé de prendre mon temps. J’ai mangé sur un parking au bord de la route avant d’entrer dans la ville. Je me suis ensuite assis à l’ombre au bord de la Saar, je suppose, et je n’ai pas résisté à ma première Spaghetti Eis depuis 9 ans.

La Spaghetti Eis est tout simplement une glace à la vanille en forme de spaghetti avec du coulis de fraise et des copeaux de chocolat blanc.  J’avais découvert ça à Hanovre en voyage scolaire quand j’étais en 4e.

Je me suis remis en route vers 16h et après une route bien chiante entre une rambarde de sécurité et des buissons, j’ai trouvé la garnison française, justement sur la route de Hermeskeil.

J’ai alors été pris en stop par un allemand sympa qui m’a déposé à Zerf. Là, j’ai acheté mon gouté et un coca à la boulangerie du village et j’ai été confronté à une question à la con du genre : “pâte feuilletée ou pâte brisée ?” Mais qu’et ce que j’en sais moi ? Je comprends rien.

Puis tranquillement en train de fumer une clope au bord de la fontaine, un petit vieux moitié sénile a commencé à me parler à chaque fois qu’il venait remplir son arrosoir. Pas compris grand chose mais il a du me dire que je comprenais pourtant surement “baiser” et “aimer” ou “vivre”. Peut-être que je fabule, mais c’était tout de même marrant.

Ensuite, un couple de jeunes de guère plus de 20 ans m’a déposé 5 ou 6 km plus loin, au milieu de nulle part. Je sais pas si c’était mon affaire, ceci-dit, il y avait des forêts où dormir au cas où. Mais finalement, une dame m’a pris et a voulu m’avancer un peu. Mais elle m’a amené jusqu’à Hermeskeil après m’avoir dit que l’accent français était très beau. Je crois qu’elle me draguait.

A Hermeskeil, je commençais à avoir clairement envie de chier (désolé la censure a pas bien travaillé :-p), mais il valait mieux que je mange d’abord et que je fasse le plein d’eau.

Alors que j’étais en train de ranger ma popote sur un parking, deux gentilles petites vieilles ont entamé la conversation et m’ont donné 3€. Le don généreux m’a poussé à choisir l’auberge de jeunesse, que j’avais pourtant exclus jusqu’à maintenant. J’avais mal au ventre, au crâne et un gros besoin d’une douche.

A 16,5€ la nuit et le petit dej’, j’avais vraiment craqué pour le luxe ! Après m’être lavé, j’ai déambulé dans les rues puis j’ai pris un coca sur une terrasse. Une fois rentré, je pensais dormir d’une traite jusqu’au petit dej’ vers 8h, mais la douleur de mes pieds m’a réveillé au beau milieu de la nuit. Moi qui pensait avoir une nuit réparatrice, c’était raté. En plus, il fallait que je quitte la chambre à 9h30 mais j’ai obtenu une rallonge jusqu’à 10h.

Die Lorelei

St Goar, Vallée du RhinJ’ai tenté le stop à la sortie d’Hermeskeil mais je ne le sentais pas. J’ai donc marché 3km jusqu’à la route de Morbach. Là, j’ai été pris et déposé quelques kilomètres plus loin. Après plus d’une demi-heure d’attente et avoir retourné mon sac pour cacher mon drapeau français, un gentil père de famille m’a pris. Il y avait aussi son fils il me semble et une amie de son fils. Il m’a dit qu’il avançait au-dessus de Mainz, ce qui était plus que bien. On a alors roulé un moment, faisant une pause à Simmern où il m’a offert le mac-do puis nous sommes allés jusqu’à Herold je crois pour déposer Clara chez ses parents. Nous avons du traverser le Rhin par le bac, c’était marrant et surtout la région était magnifique.

Il m’a également raconté la légende de la Lorelei : http://fr.wikipedia.org/wiki/Mythe_de_la_Lorelei qui illustre très bien la beauté de la vallée du Rhin.

Nous avons passé plus d’une heure chez Clara, le gentil père de famille, dont j’ignore le nom, s’étant remis à table en arrivant (vers 16h ou 17h).

Alors que l’orage montait, j’ai appelé quelques campings en France pour la famille allemande puis nous sommes repartis.

Il m’a alors déposé sur la route de Limburg, à environ 20km, sous une pluie battante. J’ai alors attendu un moment sous un abris-bus avant de me décider à manger en attendant une éclaircie.

Malgré peu d’espoir, un gentil monsieur m’a pris et amené jusqu’au centre de Limburg. Les allemands n’hésitent pas à faire quelques kilomètres de plus pour m’arranger. Sie sind wirklich net.

Je me suis alors posé sur une place, en plein dans la vieille ville. J’étais fatigué et prêt à beaucoup de choses pour dormir sous un toit. Après avoir fumé quelques cigarettes et envoyé quelques textos, je me suis décidé à aller dans la Weinhaus à coté. Mes souvenirs du bar à vin à Rome étaient ceux d’un lieu accueillant, amical. J’en avais besoin.

La suite demain où vous rencontrerez Nicole et bien d’autres personnes.

Voyage , ,

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par alf 24/06/2009

Cet article fait suite à la deuxième partie

Derniers jours en France

Vendredi 21 juillet 2006 15:02, Saarburg

J’ai pas écrit depuis quelques jours. Il est temps de reprendre.

Je m’en étais arrêté au camping. Alors cet après-midi, je suis allé avec Denis, Maartje et Krystel à la plage. J’ai encore cramé mais bon, les hollandaises en bikini, ça se refuse pas. On est ensuite rentré pour aller faire les courses avec elles puis on est retourné se baigner. On était tellement bien avec elles qu’on est rentré sur les coups de 20h, avec la peur de se faire engueuler par Céline pour la bouffe. En fait, ça les a plutôt fait marrer.

Le soir après mangé, les hollandaises sont venues nous rejoindre pour nous aider avec le rhum-orange. De fil en aiguille, y pensant depuis l’après-midi, j’ai embrassé Maartje.

Le lendemain, on est retourné faire des courses avec Denis et Céline. On a croisé les hollandaises, mais elles se sont à peine arrêtées. Ca m’apprendra à sortir avec une nana. A part ça, on a rien fait de la journée. On a glandouillé en lisant, en attendant que les autres rentrent.

La soirée, la dernière, s’est passée tranquillement. On a regardé le spectacle de Gad Elmaleh sur le portable de Johan. J’ai dit au-revoir à tout le monde, au cas où je ne les verrais pas le lendemain et je suis allé me coucher assez tôt.

Le lendemain, j’ai encore dit au-revoir à ceux qui étaient levés puis je suis allé payer le camping. 21€ c’est honnête. Après avoir poussé la voiture du vieil alcolo qui draguait les hollandaises, on a enfin pu décoller de Beaugency. Maartje et Krystel se sont arrêtées au bord d’un verger pour piquer quelques cerises puis on est reparti vers Orléans. Elles m’ont déposé à la sortie Nord, ce qui n’était pas la meilleure affaire. Les adieux avec Maartje étaient tout sauf déchirants. Même pas drôle.

J’ai du ensuite traverser un bon bout d’Orléans à pied pour trouver la direction de Montargis. J’ai finalement trouvé un rond-point avec une entrée pour la 4-voies, ce qui n’était pas du tout pratique pour que quelqu’un s’arrête. Pourtant, un jeune couple m’a pris et déposé à Montargis. Le voyage m’a d’ailleurs filé la gerbe, il était temps d’arriver.

J’ai erré un moment dans Montargis, à la recherche d’une pharmacie ouverte. Mais en ce 14 jullet, c’était peine perdue. Les médocs anti-mal des transports devront attendre. J’ai aussi longuement cherché des toilettes publiques mais les seules que j’ai trouvé étaient HS et ont failli me bouffer mes 10 cts. Au lieu de ça, j’ai fait mon Mc Gyver avec mon couteau suisse et j’ai pu récupérer ma pièce ainsi qu’une autre qui était aussi coincée.

Après un repas minable au saucisson, je me suis décidé à repartir, direction Sens. J’ai du faire entre 5 et 10km pour sortir de la ville car Amily touche Montargis.

Je me suis remis au stop sur la départementale qui va à Sens. Je sais pas si c’était le jour ou la route, mais j’ai attendu un bon moment avant qu’un mec, un peu bizarre, me prenne. Le gars avait entre 25 et 30 ans, un béret, l’air d’un jeune vieux quoi. A 140km/h sur la départementale, c’était rapide mais pas des plus rassurant. Il changeait les CD à 90 ou 100, avec une voiture 2 mètres devant. Je n’ai pas été malheureux lorsqu’il m’a laissé à une station essence, avec en prime un paquet de Marlboro.

J’ai marché jusqu’à trouver un meilleur endroit où faire du stop, mais le parking au bord de la route ne semblait pas faire l’affaire. J’ai donc encore pris ma route pour passer de l’autre coté de l’autoroute Paris-Lyon (je crois). En effet, quelques minutes plus tard, un couple d’une cinquantaine d’années m’a pris. Ils allaient jusqu’à Troyes, et avec la clim’ s’il vous plait. Ces gens très gentils m’ont ensuite expliqué comment traverser Troyes en bus. Saloperie de jour férié encore, j’ai du descendre du bus plus tôt car son parcours était différent. Du coup, j’ai du marcher encore un moment pour trouver un coin sympa où dormir. Finalement, un petit champ avec des arbres, caché derrière une haie, me semblait pas trop mal. J’ai pu mangé mes spaghetti bolognaises deshydratées en manquant de peu de foutre le feu à l’herbe et je me suis couché, un peu stressé.

Le lendemain, j’avais un objectif principal : trouver de l’eau. Il ne me restait plus qu’un litre et j’étais assez loin de toute habitation. J’ai donc repris la marche le long de cette départementale pour trouver où faire du stop. Enfain, sur un parking, un français à l’accent et à la plaque belge m’a emmené jusqu’à Piney où j’ai pu faire le plein à la fontaine du village. Le mec était trop sympa, il demandait à ma place ou trouver de l’eau.

Après un pain aux raisins et la pharmacie, j’ai été rapidement pris par un jeune guadeloupéen qui m’a parlé de dieu pendant tout le trajet. J’ai pas mal ri, surtout intérieurement. On a fait une escale dans la banlieu de Saint Dizier pour voir si son frère était là puis il m’a déposé à la gare de Bar-le-duc. Ca me semblait être la meilleure alternative pour ne pas arriver trop tard chez Amélie.

J’avais rencontré Amélie un an plus tôt quand je faisais un stage chez Jamendo, au Luxembourg.

1h30 plus tard, soit à 14h30, j’étais à la gare de Luxembourg. Je me suis senti un peu clodo dans ce TGV tout beau tout neuf.

Bon, il est 16h, je suis à Saarburg en Allemagne et il est temps que je reprenne la route pour avancer un peu. Je n’ai fait que 8 ou 9km depuis ce matin. Je reprendrais plus tard malgré mon retard dans le récit et je m’en vais essayer l’hospitalité des allemands sur la route en faisant un peu de stop.

Luxembourg

22 juillet 2006 23:43, à 3km de Limburg

Bon, je reprends rapidement où j’en étais resté pour arriver à cette magnifique journée.

Alors, à la gare de Luxembourg, j’ai retrouvé ma belle Amélie. On s’est arrêté à la station essence pour acheter de la bière et on est rentré chez elle, à Ehlange. Là, j’ai pu boire une bonne bière fraiche et on a repris nos discussions. Je lui ai raconté la première partie du voyage et on a aussi, naturellement, parlé de Flo. Sans commentaire. Et puis j’ai pris un bain. Le bonheur. Dissoudre la crasse des deux derniers jours pendant 1/2h était encore meilleur que la bière.

Ensuite, Sylvie, la voisine du dessus et amie d’Amélie, est venue nous rejoindre et nous sommes allés dans un resto portugais pour manger des gambas. C’était la première fois que j’en mangeais mais je n’ai pas été déçu. Cuisinées à l’ail et à l’huile d’olive, avec des frites, de la salade, des tomates et des oignons, c’était un vrai régal.

De retour, comme le matelas pneumatique ne fonctionnait pas et qu’Amélie avait abandonné l’idée que je dorme dans le lit de sa fille, j’ai dormi avec elle. Juste dormi.

Le lendemain matin, après une mauvaise nuit, j’ai eu le droit à un vrai petit dej’, à volonté. On a glandouillé un moment jusqu’à ce que Patricia vienne me chercher vers 16h30. J’ai dit aurevoir à Amélile rapidement, trop rapidement, je préfère quand c’est déchirant.

Patricia était ma coloc pendant mes 3 mois de stage chez Jamendo.

Je suis donc arrivé chez Patricia, à Moutfort, le dimanche 16.

Après un petit apéro et l’échange des dernières nouvelles, au combien importantes, mais je ne raconterais rien ici, nous sommes allés au restaurant à Rémich, au bord de la Moselle. Ca m’a permis de repérer les lieux puisque cette ville se trouve à la frontière allemande.

J’ai pris une pizza hawaïenne, celle avec de l’ananas, comme il y a un an, et j’ai osé ramener la voiture moitié bourré. Enfin, j’avais jamais bu que deux verres, mais j’étais plus très frais.

Concernant les jours suivants, je vais zapper les journées, car Patricia travaillant je n’ai pas fait grand chose à part geeker.

Lundi soir, nous sommes allés à Luxembourg, sur la place d’armes avec Kathia et Pascal, que j’avais déjà rencontré l’année dernière.

Mardi, j’ai fait un saut à Lux-ville (Luxembourg-ville) pour m’acheter un livre d’allemand. J’ai également pris un dico et une carte. Le soir, nous avons mangé des grillades tous les deux.

Mercredi soir, on a encore mangé des grillades et on eu le droit à la mise-bas de Formoza, 3e du nom je crois. Formoza, c’est le chat.

Bon, je suis KO là, je reprends demain matin.

Rendez-vous demain, on passera la frontière allemande et on continuera la progression en terre inconnue.

Voyage , ,

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par alf 23/06/2009

Cet article fait suite à la première partie

Première rencontre

23h53

Avant d’expliquer pourquoi et comment je viens de passer la soirée à me gaver de frite devant Allemagne-Portugal, avec en prime un whisky-coca, je vais reprendre où je me suis arrêté.

Vendredi matin, réveil à 7h avec toujours le même mal aux jambes et aux pieds. Pour ne pas changer, mon petit déjeuner se compose de ma tisane verveine-menthe et d’une barre de céréales. Après une clope et un brossage de dents, il a fallu replier la tente toute humide à cause de la rosée. Mais c’est aussi tout un rituel : pliage et compressage du duvet pour le faire loger dans le sac et enroulage du tapis de sol, ce qui ne manque pas de le salir dans les cailloux, un petit brin de toilette pour se rafraichir et c’est reparti avec les 15kg sur le dos.

Cinq minutes après mon départ, une camionette du service communale s’arrête où j’ai dormi. Je viens peut-être d’éviter de me faire réveiller et virer dès le premier jour.

Etant donné l’état de mes pieds, je décide qu’aujourd’hui sera de l’auto-stop. Je marche quelques kilomètres, interminables à cause de la douleur, pour arriver sur la route Nantes-Ancenis. Après quelques centaines de mètres, je trouve enfin un endroit propice pour faire du stop. Moins de cinq minutes après, un jeune s’arrête et m’amène jusqu’à Ancenis. Je traverse le rond-point et cinq minutes plus tard, c’est un couple de trentenaires qui me prend et me dépose à Saint Georges sur Loire. Le temps de fumer une petite clope et je m’y remets. Environ cinq minutes plus tard, une cinquagénaire m’amène jusqu’au centre d’Angers. Mes parents essayaient de me convaincre que le stop ne marchait plus de nos jours. Soit j’ai vraiment une bonne tête, soit ils ont tord.

Une fois à Angers, je me suis trainé jusqu’en dehors de la ville, avec les pieds plus douloureux que le matin. J’ai fait une petite pause soucisson en attendant de manger mon riz à Saumur. A peine reparti pour trouver un endroit ou faire du stop que je dois m’arrêter pour mettre un nouveau pansement sur trois ampoules cote à cote. Compeed, ça fait du bien où ça fait mal. Je traverse le parking d’un centre commercial et je commence à faire du stop sur la route de Saumur. Si j’avais les pieds en état, j’aurai préféré la campagne plutôt que de devoir traverser le béton et les parkings de Quick.

A peine plus de cinq minutes plus tard, ma clope à peine commencée, un mec d’une quarantaine d’années me prend. Un gars gentil mais bien bouseux, qui s’adresse à moi à la troisième personne : “y peut r’monter la fenêtre si l’a trop d’air”. N’ayant pas compris sur le coup, je sors un vulgaire “hein ?” et il me répète : “vous pouvez remonter la fenètre …”. Note pour plus tard, la troisième personne est une formule de politesse, certes un peu rustre mais attachante.

Il me dépose à Mazé, à 29km de Saumur. Je marche 300m jusqu’à un parking en bordure de route et je reprends le levé de pouce. Au passage, lever le pouce, c’est vite fatigant quand on a pas l’habitude.

Et là, pour une fois, j’attends plus de 25 minutes en plein cagnard. Une camionette de jeunes cons fait mine de s’arrêter pour se foutre de ma gueule. Y’a vraiment des baffes qui se perdent. Mais l’instant d’après, j’entends des coups de klaxon derrière moi et je vois une autre camionette arrêtée à une centaine de mètres. Au début, je suis sceptique, redoutant de faux espoir, la camionette étant arrêtée après le parking. Pourtant la personne me fait des signes. J’avance pour me rendre compte que c’est une charmante jeune fille et non la famille qui m’avait croisé au même moment. Elle me demande où je vais et m’embarque dans son véhicule.

Céline a en fait 31 ans et est en route pour Beaugency. Elle est comédienne, un peu babacool, et se rend là-bas pour animer un labyrinthe de maïs. Beaugency se situe entre Blois et Orléans, c’est à dire exactement sur ma route. Après un momet d’hésitation du au fait que je n’ai toujours pas mangé et que la route me file la nausée, j’accepte d’aller avec elle jusqu’à Beaugency. Ca serait tout de même con de laisser tomber une bonne rencontre, d’autant plus qu’elle me propose de squatter avec elle et les autres comédiens au camping.

Voila donc comment j’e me suis retrouvé au camping “Val de flux”. J’ai rencontré Vincent, Denis, Clémence et Yohan, ses camarades comédiens qui travaillent avec elle, et depuis deux jours je me la coule douce en campeur du dimanche. Le stage de survie est encore loin à ce stade.

Si j’ai le temps d’écrire ce soir c’est qu’ils font tous une nocturne de 22h à 2h où le but est de faire flipper les gens et pleurer les enfants, déguisés en sorcières, loups, lépreux, fantomes, … Les consignes peuvent paraître un peu extrêmes, mais elles semblent bien à l’image du patron de ce mini parc à beaufland.

Ce Jean-Claude est décrit comme un facho qui se prend pour le parrain de sa petite mafia à Beaugency. C’est drôle vu d’ici.

Ce soir, j’ai raté une occasion de participer à l’animation. Il manquait un comédien et Vincent m’a appelé en renfort. Malheureusement j’avais éteint mon portable et j’ai eu le message 3h plus tard. Je viens de rater une bonne partie de rigolade et 45 euros. C’est peut-être partie remise.

Lorsque le vent porte et traverse la Loire, j’entends les fantomes du maïs pousser leurs cris dans le labyrinthe hanté.

La fatigue me gagnant, je vais en rester là pour ce soir, d’autant plus que je ne me sens pas assez seul pour écrire des centaines de pages par jour. Et puis, il y a un pc portable, une guitare, Flo a essayé de m’appeler; je me sens décidément pas en survie, à mes limites.

Bonne nuit à moi.

Mardi 11 juillet 2006 1:22

Ce soir, ça a beaucoup discuté avec Clémence, Céline et Vincent. Pour la première fois depuis des mois, j’ai écouté. Je n’ai presque pas parlé. Céline a longuement parlé de la mort de ses grands-pères et ça a fait remonter les morts de mes placards. Le whisky et le pèt’ n’aidant pas, j’en ai eu les larmes aux yeux. J’avais oublié la tristesse et la douleur depuis quelques jours. La sensation est bizarre, je ne me sens pas seul et pourtant je le suis. J’aurais besoin d’affection et pour une fois, je n’ai personne vers qui me tourner. Ce n’est pas celle de Flo qui me manque, car là où je suis, vu la situation, je vis sans, sans trop de peine. J’aurais bien aimé que Céline me rassure, sans qu’il n’y ait de connotation sexuelle derrière. En effet, j’ai fantasmé sur les voisines hollandaises toute la journée, mais ce soir, je voudrais juste une grande soeur qui me sert dans ses bras. Enfin un peu plus bien sûr, mais je ne veux pas pour autant coucher avec Céline. Juste pour être dans des bras qui me rassurent.

Je repense à Cédric et au serment que je me suis fait de ne jamais le laisser tomber. Comment en est-on arrivé là ? En plus, j’ai rêvé de lui cette nuit.

Cédric avait été  mon meilleur ami pendant une vingtaine d’années et sortait alors avec Flo depuis 3 ans.

Demain, ça ira surement mieux.

Pour ce qui est du train-train quotidien, aujourd’hui, on est allé sur une petite plage à coté du camping et on s’est baigné dans la Loire avec Yohan, Clémence et Vincent. Résultat des courses : on est rouge et on a bien chaud maintenant. Mais Céline m’a mis de la crème, ça fait du bien.

Demain, c’est mon avant-dernier jour ici, et après je remets les voiles vers le Luxembourg. Je ne voulais pas m’arrêter plus de deux jours dans un endroit, mais là c’est raté. Même si je ne peux pas encore affirmer que je me suis réellement attaché à ces comédiens du Maïs, les quitter sera dur tellement je retrouve les joies du camping de l’adolescence.

Allez, je m’en vais cuire dans mon duvet.

Mercredi 12 juillet 2006 13:09

Hier, je suis allé voir les hollandaises quand tout le monde s’est couché. On a discuté et bu du vin rouge. Mais ce coup-ci, je n’ai pas pu m’empêcher de raconter la vue pendant 2h, peut-être parce que c’est plus facile de parler anglais que de comprendre. Ce matin, elles sont venues prendre le petit déjeuner avec nous. Maartje and Crystel are very nice girls :-)

Aujourd’hui, je passe la journée avec Céline et Denis, ça va changer pour mon dernier jour. Bon, même si Céline est pas d’une humeur folle ce matin, ça devrait être cool, paisible. Finalement ce midi, j’ai pas grand chose à raconter. Je pense au départ. Hier, je me sentais encore seul. J’écoutais plus Noir Dez que la conversation théâtreuse. La durée du séjour est parfaite, il commence à être temps que je parte.

Demain, la suite racontera le départ de Beaugency et la route jusqu’à Luxembourg, mon premier point de chute prévu.

Voyage , ,

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par alf 22/06/2009

Il y a trois ans, presque jour pour jour, je venais d’obtenir mon diplôme et je m’apprêtais à fuir. Partir à l’aventure comme j’avais toujours rêvé de le faire mais contraint à l’exil à cause d’un si banal chagrin d’amour. Et comme dans tout mal il y a un bien, la douleur était alors telle que je n’avais plus aucune peur de quitter mes amis, ma famille, mon confort.

Ce qui va suivre est la retranscription du carnet de route que j’ai tenu lors de mon périple jusqu’à Dresde, en Allemagne. Je suis parti avec quelques points de chute en tête mais les objectifs avaient au départ bien moins d’importance que la force qui m’a poussé pendant un mois et demi dans cette fuite en avant.

Dans ce qui va suivre, le contenu de mon carnet de route sera écrit comme ceci, sans être retravaillé, avec les fautes d’origine (sauf les plus grosses :-) ), et les annotations rajoutées pour votre compréhension seront en italique. J’espère pouvoir vous transmettre ce voyage aussi bien intérieur que sous le soleil de ce bel été 2006 de la manière dont je l’ai vécu. En route pour la Neustadt !

Prologue

Lundi 3 juillet 2006 00:38, La Roche sur Yon.

Je passe mes dernières heures devant l’ordinateur avant un long moment. L’heure du départ approche.

Je voulais partir par colère, par envie de tout laisser derrière, tout le monde. Mais aujourd’hui, je ne me sens plus autant poussé vers l’aventure, peut-être parce que la peur de rester s’est rabaissée au niveau de la peur de partir, ou l’inverse. Ce qui est sur, c’est que rien ne me retient à La Roche. Et le fait que Flo ne semble pas mesurer les conséquences de mon départ ne me donne plus envie de rester pour elle.

J’ai vraiment l’impression d’être nulle part. De retour à La Roche, je n’y retrouve plus que ma famille. J’y rejoins Flo aussi. Donc uniquement ma famille … Dans trois jours, je serais vraiment nulle part. Injoignable par téléphone, personne ne saura exactement où je suis, et sans être au courant de ce qu’il advient de moi, je n’existerai plus au travers des autres. Livré à moi-même, mon existence ne relèvera que de mes actes et de mes pensées et pas de la perception qu’en ont mes proches.

j’ai l’impression d’écrire pour ne rien dire, juste histoire de passer le temps en attendant que le PC ait fini son boulot. Je crois aussi que je veux me familiariser avec ce nouveau cahier qui va me suivre durant ce périple. C’est peut-être aussi l’occasion de laisser quelques lignes qui me rattachent à La Roche. Mais c’est surement parce que je n’ai rien d’autre à faire à cet instant que j’écris. Ecrire, c’est parler à son ami imaginaire, à sa conscience, au monde. C’est se sentir moins seul.

Finalement, si je pars, c’est bien parce que cette solitude du voyage ne m’effraie pas plque que la solitude que je ressens ici. Pourquoi est-ce que j’aime tant Flo ?

Quand je serai parti, au moins il y aura surement moins de pensées tordues et plus de faits à raconter ici. Ou alors autant des deux et les nuits seront courtes. Une chose est sûre : je vais avoir chaud.

Première nuit

8 juillet 2006 20:22, Beaugency.

Ca fait deux jours que je suis parti et le voyage prend une toute autre tournure. Je pensais souffrir physiquement et moralement, mais les faits sont bien différents. Je suis allongé sur une couette au bord de la Loire, et quand je dis au bord, c’est à quelques mètres. Face à moi, j’ai le droit à un beau couché de soleil sur la ville (qui semble plus médiévale que renaissance).

Si j’ai le temps d’écrire ce soir, c’est que mes cinq compagnons sont partis travailler. Mais avant de raconter tout ça, je vais d’abord reprendre depuis le début.

J’ai quitté mon appartement, et Gaël par la même occasion, jeudi vers 15h. Je suis passé à l’office du tourisme à Nantes pour trouver le départ du GR3. A peine parti, je me suis acheté un flan au chocolat dans une patisserie, peut-être pour profiter une dernière fois au luxe qu’offrent les villes. Enfin surtout parce que j’avais faim en fait. J’ai filé qu’à l’endroit où se jette l’Erdre dans la Loire et j’ai trouvé le départ de mon chemin.

Gaël et moi jouions à l’époque dans le même groupe de rock, feu VoX :-p c’est toujours un ami proche et le deuxième auteur de ce blog.

La première partie n’était pas très passionnante : de la marche sur des trottoirs ou des chemins de cailloux entre la ville et le fleuve. Mais une fois sorti de Nantes, l’expédition est devenue plus rurale. J’ai longé Saint Luce où on découvre des sortes de bidonvilles faits de mobil-homes, de cabanes en bois et de rottweilers dans les jardins, la banlieue nantaise à son paroxysme en somme. Et pour ajouter au dépaysement, quelques carcasses de voitures, calcinées ou non, agrémentent le paysage trop vert pour la métropole. Cependant, le décor revient au propre après Sainte Luce, et de Thouaré à Mauves sur Loire, les chemins et les pistes se succèdent inlassablement. Tout comme se sont succédées les averses et les éclaircies. A part les jambes, j’ai réussi à rester au sec sous mon poncho, et heureusement, je n’aurai pas voulu me coucher trempé.

Mon objectif pour cette première journée était d’atteindre Mauves. Sur les panneaux, le parcours indique 13,5km. En comptant le départ de Commerce (la place du commerce dans le centre ville de Nantes), ça doit bien m’amener à 15km, ce qui me semblait un bon début pour une première demi-journée. Arrivé à Mauves, j’ai décidé de trouver un coin où manger, et vu le temps incertain, sous le pont traversant la Loire me semblait la meilleure idée. Mon premier repas à commencé au saucisson, et au moment de penser à me faire du riz, j’ai pris conscience que le reste de la bouffe était dans le fond du sac. Mauvaise organisation. Il devait être entre 19h et 20h ou peut-être un peu plus. Il s’avérait plutôt judicieux de trouver un coin où dormir et où déballer le sac pour finir de manger. C’était un premier cap car la carte du GR3 que j’avais récupéré à l’office du tourisme s’arrêtait à Mauves. Je partais donc enfin pour l’inconnu. Je me suis alors engagé sur la suite du sentier, suivant les balises blanches et rouges du GR pour un putain de trajet entre la voie-ferrée Nantes-Angers et une haie épaisse m’empêchant d’aller camper dans les champs. J’avais déjà les pieds en feu depuis Thouaré et une ampoule avérée. Après quelques interminables kilomètres, je suis enfin arrivé sur un petit terrain plus dégagé. Toujours les rails à gauche, mais un étang et des champs à ma droite. Face à moi, le chemin se transformait en une petite route pavée qui montait jusqu’au passage à niveau du Cellier. A vu de nez, j’avais du faire près de 20km et je n’en ferais pas un de plus. Je me suis arrêté au bord de cette route sur une petite terrasse en herbe de quelques mètres, surplombant l’étang et les champs en contrebas.

Il m’aura fallu remplir deux fois mon réchaud à alcool pour réussir à faire cuire mon riz, avec pour seuls accompagnements un peu de sel et un cube de bouillon. Pour l’anecdote, mon réchaud est fabriqué à partir d’une canette de coca en suivant des plans trouvés sur le net (http://www.randonner-leger.org/wiki/doku.php?id=p3rs). Le rendement est pas si mal vu la simplicité de l’outil.

Après une tisane en guise de dessert, je me suis occupé du montage de la tente alors que la nuit commençait déjà à tomber. Mais ce qui devait me prendre dix minutes a pris près d’une heure car le sol était pourri. Sous les trois ou quatre centimètres de terre molle et trempée, il y avait de la pierre et rien que de la pierre. En plantant les sardines parfois quasiment à l’horizontale et à l’aide d’un peu de paracorde, j’ai finalement réussi à faire tenir sommairement ma nouvelle maison de fortune. Il ne me restait plus qu’à prier qu’il ne pleuve pas.

Cette première nuit, il n’a pas plu.

La suite demain soir

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