Cet article fait suite à la deuxième partie
Derniers jours en France
Vendredi 21 juillet 2006 15:02, Saarburg
J’ai pas écrit depuis quelques jours. Il est temps de reprendre.
Je m’en étais arrêté au camping. Alors cet après-midi, je suis allé avec Denis, Maartje et Krystel à la plage. J’ai encore cramé mais bon, les hollandaises en bikini, ça se refuse pas. On est ensuite rentré pour aller faire les courses avec elles puis on est retourné se baigner. On était tellement bien avec elles qu’on est rentré sur les coups de 20h, avec la peur de se faire engueuler par Céline pour la bouffe. En fait, ça les a plutôt fait marrer.
Le soir après mangé, les hollandaises sont venues nous rejoindre pour nous aider avec le rhum-orange. De fil en aiguille, y pensant depuis l’après-midi, j’ai embrassé Maartje.
Le lendemain, on est retourné faire des courses avec Denis et Céline. On a croisé les hollandaises, mais elles se sont à peine arrêtées. Ca m’apprendra à sortir avec une nana. A part ça, on a rien fait de la journée. On a glandouillé en lisant, en attendant que les autres rentrent.
La soirée, la dernière, s’est passée tranquillement. On a regardé le spectacle de Gad Elmaleh sur le portable de Johan. J’ai dit au-revoir à tout le monde, au cas où je ne les verrais pas le lendemain et je suis allé me coucher assez tôt.
Le lendemain, j’ai encore dit au-revoir à ceux qui étaient levés puis je suis allé payer le camping. 21€ c’est honnête. Après avoir poussé la voiture du vieil alcolo qui draguait les hollandaises, on a enfin pu décoller de Beaugency. Maartje et Krystel se sont arrêtées au bord d’un verger pour piquer quelques cerises puis on est reparti vers Orléans. Elles m’ont déposé à la sortie Nord, ce qui n’était pas la meilleure affaire. Les adieux avec Maartje étaient tout sauf déchirants. Même pas drôle.
J’ai du ensuite traverser un bon bout d’Orléans à pied pour trouver la direction de Montargis. J’ai finalement trouvé un rond-point avec une entrée pour la 4-voies, ce qui n’était pas du tout pratique pour que quelqu’un s’arrête. Pourtant, un jeune couple m’a pris et déposé à Montargis. Le voyage m’a d’ailleurs filé la gerbe, il était temps d’arriver.
J’ai erré un moment dans Montargis, à la recherche d’une pharmacie ouverte. Mais en ce 14 jullet, c’était peine perdue. Les médocs anti-mal des transports devront attendre. J’ai aussi longuement cherché des toilettes publiques mais les seules que j’ai trouvé étaient HS et ont failli me bouffer mes 10 cts. Au lieu de ça, j’ai fait mon Mc Gyver avec mon couteau suisse et j’ai pu récupérer ma pièce ainsi qu’une autre qui était aussi coincée.
Après un repas minable au saucisson, je me suis décidé à repartir, direction Sens. J’ai du faire entre 5 et 10km pour sortir de la ville car Amily touche Montargis.
Je me suis remis au stop sur la départementale qui va à Sens. Je sais pas si c’était le jour ou la route, mais j’ai attendu un bon moment avant qu’un mec, un peu bizarre, me prenne. Le gars avait entre 25 et 30 ans, un béret, l’air d’un jeune vieux quoi. A 140km/h sur la départementale, c’était rapide mais pas des plus rassurant. Il changeait les CD à 90 ou 100, avec une voiture 2 mètres devant. Je n’ai pas été malheureux lorsqu’il m’a laissé à une station essence, avec en prime un paquet de Marlboro.
J’ai marché jusqu’à trouver un meilleur endroit où faire du stop, mais le parking au bord de la route ne semblait pas faire l’affaire. J’ai donc encore pris ma route pour passer de l’autre coté de l’autoroute Paris-Lyon (je crois). En effet, quelques minutes plus tard, un couple d’une cinquantaine d’années m’a pris. Ils allaient jusqu’à Troyes, et avec la clim’ s’il vous plait. Ces gens très gentils m’ont ensuite expliqué comment traverser Troyes en bus. Saloperie de jour férié encore, j’ai du descendre du bus plus tôt car son parcours était différent. Du coup, j’ai du marcher encore un moment pour trouver un coin sympa où dormir. Finalement, un petit champ avec des arbres, caché derrière une haie, me semblait pas trop mal. J’ai pu mangé mes spaghetti bolognaises deshydratées en manquant de peu de foutre le feu à l’herbe et je me suis couché, un peu stressé.
Le lendemain, j’avais un objectif principal : trouver de l’eau. Il ne me restait plus qu’un litre et j’étais assez loin de toute habitation. J’ai donc repris la marche le long de cette départementale pour trouver où faire du stop. Enfain, sur un parking, un français à l’accent et à la plaque belge m’a emmené jusqu’à Piney où j’ai pu faire le plein à la fontaine du village. Le mec était trop sympa, il demandait à ma place ou trouver de l’eau.
Après un pain aux raisins et la pharmacie, j’ai été rapidement pris par un jeune guadeloupéen qui m’a parlé de dieu pendant tout le trajet. J’ai pas mal ri, surtout intérieurement. On a fait une escale dans la banlieu de Saint Dizier pour voir si son frère était là puis il m’a déposé à la gare de Bar-le-duc. Ca me semblait être la meilleure alternative pour ne pas arriver trop tard chez Amélie.
J’avais rencontré Amélie un an plus tôt quand je faisais un stage chez Jamendo, au Luxembourg.
1h30 plus tard, soit à 14h30, j’étais à la gare de Luxembourg. Je me suis senti un peu clodo dans ce TGV tout beau tout neuf.
Bon, il est 16h, je suis à Saarburg en Allemagne et il est temps que je reprenne la route pour avancer un peu. Je n’ai fait que 8 ou 9km depuis ce matin. Je reprendrais plus tard malgré mon retard dans le récit et je m’en vais essayer l’hospitalité des allemands sur la route en faisant un peu de stop.
Luxembourg
22 juillet 2006 23:43, à 3km de Limburg
Bon, je reprends rapidement où j’en étais resté pour arriver à cette magnifique journée.
Alors, à la gare de Luxembourg, j’ai retrouvé ma belle Amélie. On s’est arrêté à la station essence pour acheter de la bière et on est rentré chez elle, à Ehlange. Là, j’ai pu boire une bonne bière fraiche et on a repris nos discussions. Je lui ai raconté la première partie du voyage et on a aussi, naturellement, parlé de Flo. Sans commentaire. Et puis j’ai pris un bain. Le bonheur. Dissoudre la crasse des deux derniers jours pendant 1/2h était encore meilleur que la bière.
Ensuite, Sylvie, la voisine du dessus et amie d’Amélie, est venue nous rejoindre et nous sommes allés dans un resto portugais pour manger des gambas. C’était la première fois que j’en mangeais mais je n’ai pas été déçu. Cuisinées à l’ail et à l’huile d’olive, avec des frites, de la salade, des tomates et des oignons, c’était un vrai régal.
De retour, comme le matelas pneumatique ne fonctionnait pas et qu’Amélie avait abandonné l’idée que je dorme dans le lit de sa fille, j’ai dormi avec elle. Juste dormi.
Le lendemain matin, après une mauvaise nuit, j’ai eu le droit à un vrai petit dej’, à volonté. On a glandouillé un moment jusqu’à ce que Patricia vienne me chercher vers 16h30. J’ai dit aurevoir à Amélile rapidement, trop rapidement, je préfère quand c’est déchirant.
Patricia était ma coloc pendant mes 3 mois de stage chez Jamendo.
Je suis donc arrivé chez Patricia, à Moutfort, le dimanche 16.
Après un petit apéro et l’échange des dernières nouvelles, au combien importantes, mais je ne raconterais rien ici, nous sommes allés au restaurant à Rémich, au bord de la Moselle. Ca m’a permis de repérer les lieux puisque cette ville se trouve à la frontière allemande.
J’ai pris une pizza hawaïenne, celle avec de l’ananas, comme il y a un an, et j’ai osé ramener la voiture moitié bourré. Enfin, j’avais jamais bu que deux verres, mais j’étais plus très frais.
Concernant les jours suivants, je vais zapper les journées, car Patricia travaillant je n’ai pas fait grand chose à part geeker.
Lundi soir, nous sommes allés à Luxembourg, sur la place d’armes avec Kathia et Pascal, que j’avais déjà rencontré l’année dernière.
Mardi, j’ai fait un saut à Lux-ville (Luxembourg-ville) pour m’acheter un livre d’allemand. J’ai également pris un dico et une carte. Le soir, nous avons mangé des grillades tous les deux.
Mercredi soir, on a encore mangé des grillades et on eu le droit à la mise-bas de Formoza, 3e du nom je crois. Formoza, c’est le chat.
Bon, je suis KO là, je reprends demain matin.
Rendez-vous demain, on passera la frontière allemande et on continuera la progression en terre inconnue.
Voyage allemagne, auto-stop, Dresde