Shaka Ponk - Bad Porn Movie Trax Partagez cet article sur Facebook

par gawel 17/06/2009

bpmtStyle : Electro Punk Rock
Date de sortie : 25 Mai 2009

Deuxième Opus du groupe de Goz (Ce fameux singe virtuel sur la pochette qui chante et qui bouge la tête au rythme de la musique), faisant suite à Loco con da frenchy talkin’

Shaka Ponk est un groupe français, installé à Berlin, avec des titres en Anglais/Espagnol (et autres ersatz de langues), autrement dit, un groupe cosmopolite. Mais pas seulement, car on retrouve cette diversité dans leur style… Si on voulait le nommer ça ressemblerait à de l’electro punk rock avec des touches de tout et de rien (le mieux reste d’écouter pour s’en faire une idée)

Vous avez donc peut-être déjà entendu le titre How we kill stars sur les ondes FM ou à la télévision (ils sont passés récemment dans l’émission Taratata), premier single de cet album énergique.

J’avoue ne pas connaître beaucoup l’album précédent, à part quelques titres (donc l’excellent Hell’O), je vais difficilement pouvoir comparer (je l’écouterai surement afin de faire un edit de cette critique :-) ), de ce que j’en sais le nouvel LP s’inscrit dans la continuité du premier.

L’album nous plonge direct dans cet univers avec énergie, le titre Twisted Minda est d’une puissance assez efficace, et on a très vite affaire à cet intelligent mélange de guitares rock, d’un chant à la fois puissant et barré, et aux sons électro venant édulcorer le tout ! Et on traverse l’album avec d’autres titres donnant la pêche, comme Prima Scene, Some Guide ou Gotta Get Me High. Le single How we kill stars n’est pas en reste bien sûr…

Mais la bande de Goz ne se cantonne pas aux titres rock puissants, on a des morceaux aux tempos plus lents comme Mad O You, ou des titres tirant plus vers le Funk comme Sum’ Luv’, le reggae avec Alak’okan, ou encore Make it mine jouant plus sur les percussions que sur les grosses guitares. Le tout toujours en gardant une touche de rock.

L’album se termine sur un Just A Nerd au tempo rapide, venant fermer l’album,  mais je ne dirais pas qu’on ait gardé le meilleur pour la fin.

En résumé, on a ici un concentré éclectique d’énergie dans une galette, mêlant les grosses guitares, les beats électro, grosses batteries, et surtout le gros de ce qui fait Shaka Ponk, le(s) chant(s) de Goz, bourrée d’effets (parfois presque un peu trop ?).

Amateurs de rock, et envies de nouveau son, n’hésitez pas à écouter cet album (sur les plateformes légales bien sûr ;) ) ne serait-ce que pour vous faire une meilleure idée, une écoute vaut mieux qu’un texte !

Le CD apporte quant à lui comme plus le livret - très bien réalisé soit dit en passant, qui en plus des paroles des titres, donne pour certains morceaux des commentaires faits par le groupe.

A suivre : Le groupe est aussi à voir en live, car le visuel n’est pas délaissé, avec la présence de Goz sur grand écran !

La vidéo du single How We Kill Stars :

Musique ,

Les sacs Super U, pas si recyclables que ça Partagez cet article sur Facebook

par alf 17/06/2009

Juste un tout petit billet ce midi pour raconter une petite anecdote de la semaine dernière. Suite à mon déménagement de la colloc, j’ai hérité de quelques sacs Super U, les gros solides. Ils nous servaient à mettre le verre pour l’amener dans les containers et étaient donc passablement dégueulasses, de la bière, du vin et tout sorte de choses ayant coulé dedans. Je me suis dit que j’allais pas me faire chier et les ramener à Super U, qui dit les reprendre pour les échanger. La personne de l’accueil les regarde et me dit qu’ils ne reprennent que les sacs troués. Je lui ai demandé si elle les reprendrait si je faisais des trous dedans mais ça l’a laissée perplexe.

Finalement, face à son manque d’enthousiasme, je les ai jetés dans la poubelle à la sortie du magasin. Autant j’aime bien Super U pour leurs produits Bio, autant là ils me déçoivent. Et oui, j’aurai pu les nettoyer, mais j’avais pas le courage (fouettez moi !!) et surtout pas besoin d’autant de sacs.

Humeurs

Killswitch Engage au Bataclan \m/ Partagez cet article sur Facebook

par alf and gawel 15/06/2009

killswitch-engage-band1

Lieu : Le Bataclan, Paris
Date : 11/06/2009

Désolé pour cette absence un peu prolongée, mais un déménagement plus des déboires avec Free font que j’ai plus le net à la maison.

Ce petit article pour vous raconter le concert de KSE à Paris jeudi dernier que m’a offert Gawel pour mon anniversaire, MERCI encore ;-). Déjà, je commence par découvrir la queue à l’entrée de la salle. A nantes, on arrive 1/4h avant et on rentre à l’heure. Là, 1h30 avant le début du concert, le trottoir est déjà bondé sur plusieurs dizaines de mètres. Début de la première partie, Dir En Grey, vers 20h et nous n’avons pas regretté de nous être installé sur les balcons. 1h15 de métal-rock expérimental japonais, inaudible, mal sonorisé. Tout n’est qu’affaire de gout mais Dir En Grey, c’est aussi moche musicalement que visuellement. Un chanteur sans charisme habillé en Monsieur Mégot du Petit Spirou, un bassiste genre indochine/tokyo hotel et un public féminin émo un peu navrant. La jeunesse se perd :-p Hormis les ptites bagarres verbales entre les deux publics (des “ta gueule” ont fusé quelques fois), le concert s’est bien passé (mais bien trop long à supporter).

adamdArrive ensuite Killswitch Engage après le changement de plateau. La fosse s’était vidée et nous avons pu profiter du groupe d’assez près. Le gros son est de sorti, les morceaux toujours aussi clean et le jeu de scène toujours aussi pêchu. Adam, toujours aussi barré, court partout et nous lance comme premières paroles : “We are here to drink all your beer and pee on your girlfriends”. Sacré Adam, et je suis sûr que c’est un nounours dans la vie civile :-) On a eu le droit à My Curse, Bid Farewell, The Arms of Sorrow, Last Serenade, The End of Heartache … ainsi que Holy Diver (reprise présente sur l’édition spéciale de As Daylight Dies) et Starting Over, une chanson du prochain album sortant à la fin du mois. Dès les premiers morceaux, Killswitch nous a fait faire un grand cercle dans la foule qui s’est transformé en un gigantesque pogo. Il y a également eu un Braveheart :-) mais globalement, public métalleux très cool et pas méchant pour un sou.

Plus le concert avancait et plus ça headbangait, plus on se rapprochait et plus ca prenait aux tripes. On garde juste une impression de pas assez quand le concert s’est terminé après une heure de set. Ca m’a quand même donné une bonne occaz de sortir mon t-shirt KSE/Take This Oath et j’espère bien pouvoir recommencer smiley_metal

Et en bonus, un extrait du dvd live pour vous donner une idée de ce qu’on a vécu :

Live report ,

D’autres vies que la mienne Partagez cet article sur Facebook

par alf 16/04/2009

d_autres_vies_que_la_mienneAuteur: Emmanuel Carrère
Broché: 309 pages
Editeur : POL (5 mars 2009)
Collection : FICTION
Langue : Français
ISBN-10: 2846822506
ISBN-13: 978-2846822503

Régis m’a parlé de ce livre car il en avait lui-même entendu parler. Il m’a dit que ceux qui l’avaient lu avait été profondément touchés, bouleversés, qu’il provoquait une certaine destruction intérieure pour laisser place à la reconstruction. Ce livre est le témoignage d’Emmanuel Carrère sur deux événements qui l’ont touché : le tsunami et la mort de sa belle-sœur.

“D’autres vies que la mienne” nous parle de la mort, de la vie et de l’amour au travers de deux Juliette. La première meurt emportée par la vague au Sri Lanka alors qu’elle n’avait que quatre ans. La deuxième meurt d’un cancer, laissant derrière elle un mari et trois petites filles.

Emmanuel Carrère a ce don pour parler avec justesse, et vous l’apprendrez au fil de mes billets, je chéris la justesse. Chacun y trouvera sa part de vérité mais je vais vous raconter la mienne. L’auteur est un écrivain égocentrique, qui raconte deux histoires sans lien si ce n’est lui-même, la mort et sa métamorphose. Pourtant, il nous raconte avec humilité le courage de sa femme face au désastre du tsunami, lui restant là, penaud. Et puis, il nous transmet avec respect l’histoire de Juliette, sa belle-soeur, au travers du témoignage d’Etienne, un juge d’instance qui travaillait avec elle. Juliette et Etienne ont été de grands juges, à partir de cette affirmation, nous plongeons dans ce que la vie a offert à des gens cassés par la maladie. On flotte au milieu de l’amour entre des hommes et des femmes, entres des parents et leurs enfants, et sur la complicité entre deux collègues.

D’un thème qui pourrait glisser vers le glauque, la mort, on nage dans la beauté des relations humaines, de l’hédonisme et de la vérité dite avec justesse. Les larmes montent aux yeux à plusieurs reprises jusqu’à ce qu’on ne les retienne plus. Sans honte, on pleure de douleur et d’émerveillement en même temps. On se sent mal et bien à la fois et on espère que finalement, l’heure venue, on mourra aimer comme ces gens-là l’ont été.

Des avis et un extrait sont disponibles sur le site de l’éditeur.

Littérature ,

La vague Partagez cet article sur Facebook

par gawel 14/04/2009

lavague Film Allemand réalisé par Dennis Gansel
Titre original : Die Welle
Avec : Jürgen Wogel, Frederick Lau
Genre : Drame

Année de sortie : 2009

Dans le cadre d’un cours sur les sociétés, le professeur Rainer Wenger a choisi d’étudier le système autocratique. Il propose alors à ses élèves une démonstration par la pratique, dans une expérience grandeur nature de création d’un régime autocratique. Le but étant de répondre à une question : Une nouvelle dictature serait-elle possible dans l’Allemagne d’aujourd’hui ?

Une expérience vraie

Ce scénario prend son inspiration dans une expérience qui a été bien réelle : La Troisième Vague. Cette expérience a elle eu lieu aux États-Unis en Avril 1967, alors que les élèves du professeur Ron Jones se demandaient comment avait pu naître le régime nazi.

Cette expérience n’ayant laissé que très peu de preuves de son existence, on ne peut que supposer son déroulement. Bien que Ron Jones ait décrit plus tard son expérience, il se peut qu’il ait modifié les faits et beaucoup de doutes demeurent sur ce sujet.

Un contexte différent

Le film prenant place dans l’Allemagne moderne, ajoute un contexte particulier à cette expérience, et répond à une autre question. Si aujourd’hui l’Allemagne est peu fière de son passé, elle tend peut-être à se laisser aller à la lassitude sur la question de la dictature. “On connaît nos erreurs, ça ne se reproduirait pas aujourd’hui”. Mais est-ce aussi simple ?

En quelques jours, le professeur Rainer (ou Herr Wenger) réussit à mettre en place un système autocratique. En mettant en place une discipline (pour la prise de parole, la tenue, …) et une communauté. “La force par la discipline” d’abord, “La force par l’action” ensuite, qui permet aux élèves de se retrouver à créer pour la communauté… Puis à agir. Jusqu’à ce qu’on en arrive aux dérives d’un tel système alors devenu incontrôlable.

L’expérience montrera alors qu’on n’est peut-être pas aussi vigilant que l’on pense. Même si globalement cette histoire n’est que fiction - puisqu’elle sort l’expérience initiale de son contexte - elle a au moins le mérite de poser de bonnes questions. Sommes-nous certains que le pire est passé ?

L’oeuvre quant à elle est bien réalisée bien qu’usant de certains raccourcis un peu faciles. Les acteurs sont bons, et le film utilisant que très peu d’effets, fait montre d’un certain réalisme. Mais on ignore (subjectivité volontaire ?) comment la “Vague” atteint un si grand nombre de personnes alors qu’à la base stigmatisée (on pourrait croire à une lobotomisation), et surtout comment elle en arrive à sortir du contexte écolier pour atteindre certains extrêmes en dehors de l’établissement. Difficile de savoir si ça se passerait dans la réalité, comme décrit dans le film.

Quoi qu’il en soit, La Vague amène à réfléchir, sur la maléabilité de l’esprit (surtout adolescent) et sur notre attachement à la Liberté.

Les expériences psychologiques

La (Troisième) Vague n’est pas la seule expérience psychologique à avoir eu lieu. On peut notamment citer l’Experience de Stanford, mettant en scène des personnes lambda dans des rôles de gardiens/prisonniers. Cette expérience a elle aussi été adaptée au cinéma (dans une production allemande également).

Il y a également eu l’Experience de Milgram étudiant les (ré)actions de personnes soumises à l’autorité et permet de savoir jusqu’où celles-ci sont prêtes à aller.

Quelle sera la prochaine ?

Petit conseil : A voir en VO.

Cinéma, Société , , ,